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SES DISCOURS JUDICIAIRES

Le Discours contre Csecilius.

Juges, si par hasard quelqu'un de vous ou de ceux qui sont présents s'étonne qu'après avoir, pendant tant d'années, dans les causes particulières et publiques, défendu beaucoup de monde sans jamais attaquer personne, je change tout à coup aujourd'hui de dispositions et je descende au rôle d'accusateur, celui-là, quand il connaîtra les causes et les raisons de ma détermination, approuvera ma conduite et conviendra en même temps que, pour plaider cette cause, on ne doit me préférer personne,

Lorsque, après avoir été questeur en Sicile, juges, je quittai cette province, j'y laissai dans le cœur de tous les Siciliens un long et doux souvenir de ma questure et de mon nom, si bien que les Siciliens, tout en comptant beaucoup sur leurs anciens et nombreux patrons, croyaient que leurs intérêts trouveraient en moi uu appui qui ne leur serait pas inutile. Et maintenant qu'ils ont été pillés et tyrannisés, c'est à moi qu'ils se sont tous adressés et à plusieurs reprises, au nom de leurs cités, en nie priant d'embrasser leur cause et de défendre leurs biens. Ils me rappelaient que j'avais souvent promis, souvent déclaré que, si à l'occasion ils avaient

besoin de mes services, je ne trahirais pas leurs intérêts. L'occasion était venue, disaient-ils, de défendre non seulement leurs intérêts, mais leur vie et le salut de toute la province.

(Début du Discours contre Cœcilius.)

Les « Verrines. »

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