‹ Cours de versions latinesChapitre 62 sur 214 · DE L'INSTINCT DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

DE L'INSTINCT DES ANIMAUX

La nature a donné aux animaux des sens et des appétits, afin que les uns leur tassent faire des efforts pour prendre leur nourriture naturelle et que les autres discernent ce qui leur est funeste de ce qui leur est salutaire. Ils vont à la pâture, les uns en marchant, d'autres en rampant, d'autres en nageant ; les uns la prennent avec la gueule et les dents, d'autres la saisissent avec des serres faites pour la tenir, d'autres avec des becs recourbés; les uns la sucent, d'autres la broutent, d'autres la dévorent, d'autres la mâchent. Il y en a dont la taille est si basse que leur bec peut prendre facilement à terre leur nourriture. Ceux qui sont d'une taille plus élevée, comme les oies, les cygnes, les grues, les chameaux, s'aident de leur long cou. L'éléphant, qui pouvait avoir peine à prendre ses aliments, à cause de la grandeur de son corps, a reçu une main à cet effet.

Pour les bêtes qui ont à se nourrir de bêtes d'une autre espèce (1), la nature leur a donné la force ou l'agilité. Quelques

(1) Lire dans le texte alius generis, au lieu de alii.

animaux sont aussi doués d'une certaine finesse, d'un esprit d'industrie : ainsi, parmi les araignées, il en est qui tendent comme des filets, afin de dévorer ce qui s'y prend, tandis que d'autres guettent ce qui se présente à l'improviste, le saisissent et l'avalent 0).... Ainsi encore des petites bêtes (2), d'espèces très différentes, cherchent leurs aliments en commun.

(De la nature des dieux, liv. II, ch. xlvii et xlviii.)

GXXIY.

Le « De Divinatione. »

Page 1