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COMMENT SE REPRODUISENT LES ARRRES

D'abord la nature agit diversement dans la production des arbres. En effet, les uns, sans y être contraints par la main des hommes, viennent d'eux-mêmes et croissent dans les

I Souvenir de l'expédition dos Argonautes. Hylas, aimé d'Hercule, fut ravi par les Naïades, tandis qu'il puisait de l'eau à une fontaine.

(2) Atalante, vaincue à la course par Hippomène.

plaines et tout le long des rives tortueuses des fleuves, comme le tendre osier, et le souple genêt, et le peuplier, et le saule verdâtre au pâle feuillage.

D'autres poussent après avoir été semés, comme le haut châtaignier, et le roi des forêts, le chêne consacré à Jupiter et à qui les Grecs demandaient des oracles. D'autres, comme les cerisiers et les ormes, voient pulluler à leurs racines une forêt de rejetons : le laurier même du Parnasse s'abrite sous l'ombre immense de l'arbre qui le produit. Voilà quelles sont les premières voies suivies par la nature ; voilà comment verdit l'espèce entière des arbres dans les forêts, les vergers et les bois sacrés.

11 est d'autres procédés qu'a trouvés l'expérience. Celui-ci détache des rejetons du tronc maternel encore jeune et les dépose dans les sillons ; celui-là enfouit dans son champ la souche même, ou des branches fendues en quatre et aiguisées en forme de pieu. D'autres arbres demandent, pour se reproduire, que des branches courbées en arc soient plantées vivantes dans le sol natal. D'autres n'ont aucun besoin de racines, et l'émondeur n'hésite pas à confier à la terre l'extrémité delà branche qu'il vient de trancher.

(Les Géorgiques, liv. II, v. 9-29.)

GLXXI.

Les « Géorgiques. »

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