‹ Cours des sciences physiques à l'usage des élèves de philosophieChapitre 120 sur 139 · BROU DE NOIX · texte numérisé non relu

BROU DE NOIX

CURCÜMA. — SUIE. —

dissolvant d’abord dans l’alcool et mêlant sa solution au bain de teinture. La couleur du rocou est peu solide.

CuRCUMA. — Le curciima contient un principe colorant abondant qui s’applique avec une grande facilité sur la laine et sur la soie , mais qui n’a aucune solidité. C’est ce qui exj)lique la couleur bleuâtre que prennent si rapidement les verts qui ont été jaunis au curcuma.

Suie. — La suie bouillie dans l’eau cède à ce liquide une matière colorante qui a peu ou pas d’aptitude à s’unir au coton , mais qui en a une marquée à s’unir à la soie et à la laine non mordancée ou alunée. (]es étoffes prennent dans le bain une couleur de cannelle dont la teinte jaune est rehaussée par l’alun. La suie , outre que sa couleur n’est pas solide, a encore l’inconvénient de durcir la laine, surtout lorsqu’on teint dans un bain dont le résidu insoluble n’a pas été séparé.

Brou de noix. — La liqueur provenant de la macération prolongée du biou de noix dans l’eau est employée dans la teinture de la laine ; mais comme la partie soluble du brou est susceptible d’éprouver une altération progressive et (pi’il n’v a pas d’épo([ue précise pour l’employer, il en résulte que l’on peut obtenir des couleurs assez différentes du brou de noix , quoiqu’elles rentrent cependant toujours dans ce qu’on appelle le fauve ou la couleur de racine.

Le fauve -du brou de noix tire plus ou moins sur le rouge violâtre ; il se fixe également bien sur la laine non mordancée et sur la laine alunée; il est solide, et la laine qui en est teinte , loin d’etre dure , est au contraire douce et facile à filer.

Bablaii. — Il y a de l’analogie entre la couleur que le bablali donne aux étoffes et celle que leur donne le brou de noix ; mais le fauve du premier est moins rougeâtre que celui du second. Lorsqu’on passe simultanément du coton, de la soie et de la laine non mordancés dans une infusion

CHIMIE

de l)ablali, la soie, et surtout le coton, prennent une couleur plus intense cpie la laine. Si les étoffes sont alunées, le fauve est exalté, mais en jaune et non en rouge. Si les étoffes sont piéîées de peroxidc de fer, elles prennent un gris-noir rougeâtre. Le bahlah donne de la douceur à la laine.

Noix de galle. — La noix de galle est susceptible de teindre les étolïes en une couleur peu intense assez difficile à définir; c’est un gris fauve-jaune rougeâtre. La couleur appliquée sur la laine est plus jaune et moins haut(‘ que celle appliquée simultanément sur la soie et le coton non mordancés.

Les étoffes alunées , plongées dans un bain de noix de galle, prennent une couleur bien plus prononcée que les mêmes étobes non mordancées; cet effet est surtout sensible sur la laine.

ün fait remarquable, c’est que la couleur donnée par la noix de galle et ralun aux étoffes est bien différente relativement à la hauteur du ton suivant que l’alunage suit ou précède l’engallage. En effet, les étoffes engallées d’abord se colorent bien moins dans l’alunage que dans le cas où les étoffes sont d’abord alunées puis engallées.

Les étoffes piétées de fer prennent , par l’engallage , un noir ou gris-noir bleuâtre.

Les étoffes alunées, qu’on passe dans un bain de sulfate de peroxide de fer, prennent ensuite moins de noir par l’engallage que celles qui n’ont pas été alunées.

La noix de galle est employée dans la teinture rouge de garance sur le ligneux , et surtout dans la teinture en noir.

Sumac. l.e sumac remplace la noix de galle avec avantage dans la teinture en noir; il donne aux étoffes non mordancées un gris jaune très légèrement rougeâtre, qui diffère de celui de la noix de galle en ce qu’il a moins de rougeâtre et plus de jaune.

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