THÉORIE DE LA COMBUSTION
en platine placé à l’extrémité du bec. Le chalumeau est employé pour essayer la fusibilité des corps, soit seuls , soit
additionnés de fondants, tels que le borax, le carbonate de soude, pour réduire les oxides ou pour oxider les métaux. Dans cet instrument, ce sont les joues qui font office de soufflet; pour que le jet dé flamme soit continu la respiration doit s’effectuer par le nez.
Une question intéressante qui se présente par rapport à la combustion est celle de la dépense en oxigène qui s’elfectue par nos combustibles usuels. On admet que pour une chandelle de six au 1/2 kilogramme, il faut 68 grammes d’oxigène par heure, ce qui représente environ 340 décimètres cubes d’air; une bougie demande 86 grammes d’oxigène , et une lampe Carcel 336 grammes, ou 1680 décimètres cubes d’air.
Théorie de la combustion. — La théorie de la combus' tion a toujours été la base des doctrines chimiques. Jetons un coup d’œil sur les dilférentes hypothèses qui ont servi à l’expliquer.
Théorie du phlogistique. — Stalh dit que tous les corps combustibles contenaient une substance particulière, qu’il nomme phlogistique, laquelle en se dégageant produisait la combustion; mais Lavoisier prouva que la destruction de la combustibilité , au lieu d’etre accompagnée de la perte de quelques substances, consistait dans une combinaison avec un corps pondérable , l’oxigène.
Théorie antiphlogistique, — Lavoisier expliquait lephé-