II
Fig. 6.
CHIMIE
nomèiie de l’ignition en disant que le gaz oxigène , en entrant dans les combinaisons , perdait son calorique latent et que de là résultait le dégagement de la chaleur; mais examinons la combustion du gaz hydrogène et la formation de l’eau , et xoyons si cette opinion peut se soutenir.
La chaleur spécifique de 100 parties d'eau peut être représentée par 100 ; la chaleur spécifique de l’eau étant prise pour unité, celle de l’oxigèiie est de 0,361, celle du gaz hydrogène est de 3,2936. Il y a dans 100 parties d’eau 11,1 parties d’hydrogène, dont la chaleur spécifique peut être représentée par 36,55, et 88,9 parties d’oxigène dont la chaleur spécifique est de 20,99; en ajoutant ces deux Mombres on a 57,5^ pour la chaleur spécifique du mélange de gaz hydrogène et de gaz oxigène nécessaires pour produire 100 parties d’eau ; mais la chaleur spécifique de cette eau liquide est 100 , c’est-à-dire, 42,^6 de plus que celle ie ses deux éléments. L’énorme quantité de calorique dégagé pendant la combustion du gaz hydrogène ne vient donc pas d’un changement de chaleur spécifique, car il devrait y avoir refroidissement; elle n’est point due non plus au dégagement du calorique qui donne la forme gazeuse à l’oxi» gène et à l’hydrogène , puisque l’eau , au moment où elle est formée , produit une vapeur beaucoup plus dilatée que ses éléments gazeux ; il faut donc chercher ailleurs la cause du dégagement de calorique.
Théorie éleciro-chimique. — Depuis la découverte de la pile et même avant cette époque, on a soupçonné entre le3 forces électriques et les forces chimiques une analogie que la plupart des expériences sont venues confirmer. Quand on a vu que, toutes les fois que deux électricités de nom contraire se combinaient, il y avait dégagement de calorique et de lumière , que toutes les fois que deux corps se combinaient il y avait également neutralisation et dégagement de calorique et de lumière, l’analogie était frappante; et quand on observa que sous l’influence de deux sources d’électri-