‹ Cours des sciences physiques à l'usage des élèves de philosophieChapitre 31 sur 139 · IODE · texte numérisé non relu

IODE

175°; cependant, en raison de sa tension, il se vaporise dans l’eau bouillante; sa vapeur, dont la densité in: 8,716, est toujours d’un très beau violet.

L’oxigène n’agit directement sur l’iode ni à froid , ni à cbaud, cependant on connaît plusieurs combinaisons d’iode et d’oxigène ; mais pour que l’action ait lieu , il faut que l’oxigène soit à l’état de gaz naissant.

Son action sur l’hydrogène est très grande , et analogue , quoique à un degré plus faible , à celle du brome et du chlore ; aussi l’enlève-t-il à une multitude de corps.

L'iode n’existe pas à l’état de pureté dans la nature ; mais on l’a trouxé dans des fucus , dans les éponges , dans les algues et varechs. Ces plantes maritimes parviennent à s’assimiler la portion inappréciable, pour ainsi dire, du composé iodique que contiennent les eaux de la mer, et à nous en rendre l’extraction plus facile ; on bride ces plantes , on sépare le carbonate de soude de leur cendre ; les eaux- mères contiennent l’iode. Vauquelin a reconnu qu’un minerai d’argent du Brésil était de l’iodure d’argent.

Caractères essentiels. — L’iode chaulïé répand une belle vapeur violette ; mis en contact avec l’amidon, il s’y unit et forme une très belle couleur bleue ; aussi l’emploie-t-on souvent pour reconnaître l’auddon.

Préparation, — L’iode s’extrait des eaux - mères des soudes de varech, où il existe à l’état d’iodure de potassium,

Fig. 16. ou bydriodate de

potasse. Après les avoir convenablement concentrées, on les introduit dans une cornue (lig. 16) avec un .

excès d’acide sulfurique concentré, on porte le tout à l’ébullition : une partie de l’acide sul-

CHIMIE

furique s’empare de la potasse et met l’acide hydriodique à nu; cet acide cède son hydrogène à un peu d’oxigène de l’autre partie d’acide sulfurique ; de là formation d’eau et d’acide sulfureux , pendant que l’iode régénéré devient libre , ou plus simplement une portion d’acide sulfurique se décompose en acide sulfureux et en oxigène cpi s’unit avec le potassium de l’iodure, forme de la potasse qui s’unit h l’acide sulfurique restant. L’iode devenant libre se dégage et vient se condenser dans un récipient que l’on a adapté à la cornue. En le lavant , le redistillant sur un peu d’eau contenant un peu de potasse, le desséchant entre des feuilles de papier Joseph^ et le fondant dans un tube , on a l’iode suffisamment pur.

L’iode est employé en médecine seul ou à l’état de combinaison. C’est un des plus puissants remèdes dont la chimie moderne ait enrichi la matière médicale.

Combinaisons de l’iode. — L’iode se combine avec l’hydrogène , et forme avec ce corps un acide que nous étudierons plus loin ; il se combine également avec le soufre, le chlore et l’azote.

Combinaisons de l’iode et du phosphore. — Le phosphore et l’iode se combinent en diverses proportions et toujours avec dégagement de calorique et de lumière. La seule combinaison qui soit quelquefois employée est celle qui résulte de 1 de phosphore et de 8 d’iode.

lODURE de phosphore. — Il est rouge-orangé-bruii , fusible à 100° , volatil. Mis eu contact avec l’eau , il la décompose en donnant lieu à de l’acide iodhydrique, de l’acide phosphoreux et du phosphure d’hydrogène. Il est employé pour faire l’acide iodhydrique.

Ou l’obtient eu fondant ensemble le phosphore et l’iode dans un petit tube de verre placé au-dessus de quelques charbons incandescents ; seulement il faut choisir des matières bien sèches.

Combinaison de Ciode et du soufre. — L’iode pur peut

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