‹ Cours des sciences physiques à l'usage des élèves de philosophieChapitre 52 sur 139 · POTASSIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM

le linge placé en h\ et on fond l’hydrate contenu en 6' 6'', en ])laçant peu à peu assez de charbons incandescents sur la grille pour entourer cette partie du tube. L’hydrate, en fondant , se rend en b, et se trouve par conséquent en contact avec la tournure de fer à une très haute température; d’où il résulte que les conditions nécessaires pour la décomposition du protoxide de potassium sont remplies. Mais comme l’eau à laquelle il est uni se trouve décomposée en même temps que lui , on doit obtenir tout à la fois, et l’on obtient en effet du potassium et du gaz hydrogène. Le potassium se volatilise et se condense dans l’extrémité c du canon , et de là tombe à l’état liquide dans le récipient gg' hh\ Quant à l’hydrogène, il se dégage à l’état de gaz par l’extrémité du tube f, entraînant quelquefois avec lui des matières qui le rendent nébuleux, et quelquefois même du potassium qui s’enflamme.

Plusieurs signes permettent de reconnaître si l’opération va bien. Le plus sûr de tous est le dégagement du gaz, qui doit être rapide, sans qu’il en résulte des vapeurs trop épaisses h l’extrémité du tude de verre i. Lorsque ce dégagement se ralentit beaucoup, ce qu’on reconnaît en plongeant de temps en temps le tube ^ dans de l’eau , on en conclut qu’il n’y a presque plus d’hydrate dans la partie h' b’\ et on fond celle qui est en b" h''\ en l’entourant de charbons incandescents comme la précédente , et ainsi de suite. L’opération est terminée quand le feu a été porté successivement jusqu’en a'. Alors on enlève le canon de fusil, et on le laisse refroidir, après avoir bouché avec du lut les tubes a et i ; on trouve tout le potassium dans le récipient gg' Iih' ; on l’en relire avec une tige de fer courbe , en séparant la partie gg' de la partie hh' : on le fond dans un tube sous l’huile de pétrole distillée , on l’y comprime, et on le conserve en mettant le tube même , au milieu de l’huile , dans un flacon à gros goulot et bouché à l’émeri.

Il arrive quelquefois qu’au milieu de l’opération les gaz

CHIMIE

cessent tout-à-coup de se dégager par le tube i , et se dégagent par le tube m. Ce phénomène annonce que le coup de feu n’est point as ez fort , que le protoxide de potassium passe à travers la tournure de fer sans se décomposer. Dans ce cas, il faut mettre du feu autour de la partie d du canon pour faire fondre le protoxide de potassium qui l’obstrue , et arrêter l’opération si l’on n’y parvient pas.

Il arrive aussi quelquefois que les gaz ne se dégagent ni en i ni en m , quoiqu’on fasse fondre de nouvelles portions d’hydrate contenues en h' a'. On doit en conclure que les luts n’ont pas résisté, et que le tube de fer en s’oxidant a été troué : alors on doit toujours arrêter l’opération et la recommencer dans un autre tube.

De 100 grammes d’hydrate on retire tout au plus 25 grammes de potassium , et on retrouve dans le canon de fusil environ 60 grammes de protoxide échappé à la décomposition, probablement parce qu’il est intimement combiné avec l’oxide de fer. Cette combinaison , au milieu de laquelle se trouve beaucoup de fer à l’état métallique, forme une masse très adhérente, qu’il est difficile de détacher autrement que par des coups de marteau ou des lotions répétées.

Sodium. — Le sodium est inodore, presque aussi ductile et presque aussi mou que la cire. Il a une couleur analogue à celle du plomb ; sa section est unie et très brillante. Sa pesanteur spécifiquenz: 0,972. Il fond à 90° et ne se volatilise pas.

Ses autres propriétés ont tant d’analogie avec celles du potassium, que quand on connaît celles de ce dernier corps, on peut faire l’histoire de l’autre.

On l’obtient absolument de la même manière.

Lithium, barium, strontium, calcium. — Ces quatre corps ont la plus grande analogie de propriété. Comme ils sont entièrement inusités, nous les passerons sous silence; nous dirons seulement que, pour les obtenir, on suit abso-

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