MANGANÈSE. FER
lument le même procédé que celui que nous avons décrit pour robtention du potassium (page 162).
MÉTAUX DE LA 2« SECTION. — Ces métaux sont au nombre de quatre, savoir : aluminium, — yttrium, — glucinium , — • magnésium.
Ils ont été appelés terreux, parce que , autrefois , leurs oxides n’étaient connus que sous le nom de terres. Longtemps on n’a pas pu les réduire. Ce sont MM. \\'oe]iier et Bussy qui sont parvenus à les isoler en cbaulTant leurs chlorures avec du potassium.
Ces métaux ne nous arrêteront pas , car ils sont entièrement inusités.
MÉTAUX DE LA SECTION. — Parmi les sept métaux qui composent cette section, savoir : le manganèse , le zinc , le fer, V étain, le cadmium, le nickel et le cobalt , il n’y en a que trois : le zinc, le fer, et l’étain, que nous traiterons un peu complètement.
Manganèse. — Ce métal , découvert par Schéele et Ganh , enillh^ est solide, très cassant, très dur, grenu, d’une couleur gris-blanc; pesant 6,85; fondant à 160" du pyromètre de ’NVedgwood , non volatil , se combinant facilement avec l’oxigène en plusieurs proportions. Ce métal, qui est sans usages , s’obtient en calcinant le peroxide de manganèse avec du charbon.
Fer. — Ce métal est connu depuis les temps les plus reculés; c’est le plus utile et le plus commun de tous les métaux. La plupart des arts mécaniques emploient le fer, la fonte ou l’acier, et l’on peut certainement juger de l’état de l’iïidustrie d’une nation en estimant le fer qu’elle consomme. La médecine a trouvé dans les combinaisons de fer plusieurs médicaments utiles; la peinture de très belles couleurs, etc. Au temps des Romains ses usages étaient très restreints. On le connaissait sous le nom de mars.
Mlat, — Les minerais qui contiennent le fer comme élé-
CHIMIE
ment principal sont très nombreux. On le trouve h l’état natif, à l’état d’oxide et de sulfure, à l’état de sels; carbonate, silicate, phosphate, sulfate, etc. Il existe des masses de fer natif très considérables. Près de Magdebourg on en a découvert une de 800 myriagrammes qui a toutes les qualités de l’acier. Selon Valérius, les Maures en exploitent en Afrique une qui est immense. On a lieu de penser avec quelque certitude que ces masses de fer natif sont tombées de l’atmosphère. Elles sont composées, comme les aérolithes, de fer, manganèse, chrome, magnésium, nickel, soufre, oxigène, etc.
Fabrication de la fonte et du fer. — On distingue les minerais de fer en deux grandes classes : 1° terreux , comprenant les oxides; 2® spathique, silicate ou carbonate. — On trie , on concasse , on lave les minerais terreux.
On grille les minerais spathiques pour en séparer le soufre et l’arsenic ; on les expose à l’air pour séparer la magnésie à l’état de sulfate. On traite les minerais ainsi préparés dans de grands appareils nommés hauts-fourneaux qui consistent en deux cônes tronqués réunis par leur grande base. On les charge par leur partie supérieure; on les remplit d’abord de charbon. Lorsqu’ils sont élevés à une très haute température , on y verse alternativement du charbon et du minerai mélangé de fondant qui est argileux quand le minerai est calcaire et calcaire quand la gangue argileuse ou siliceuse domine dans la mine. La silice forme, à l’aide d’une haute température, des silicates fusibles. Ainsi, en ajoutant de la silice dans les mines calcaires, on détermine la formation du silicate de chaux. La silice a aussi l’avantage de séparer le manganèse en plus grande partie h l’état de silicate de manganèse. Quand au contraire la silice domine, la chaux a l’avantage de préserver ou de remplacer une grande quantité d’oxide de fer qui formerait du silicate fusible avec la silice et occasionnerait une grande perte.