CUIVRE
préparer quelcpies émaux. Il est d’iin blanc gris un peu rougeâtre, à structure lamelleuse éclatante. Il s’obtient facilement, cristallise en trémies dérivées du cube. Pur il est ductile. 11 est peu tenace. Un peu moins dur que le cuivre. Sa densité est de 9,822. Il fond à 2^7“. Il est volatil à 30'' du ])yrom. Il se ternit un peu à l’air humide. Il s’oxide facilement par le grillage. Il ne décompose l’eau dans aucune circonstance. Il se dissout dans l’acide nitrique et dans l’eau régale. Il n’est pas sensiblement attaqué par l’acide chlorhydrique et sulfurique. L’acide sulfuricfue concentré le dissout à chaud. Il se combine directement au soufre et au sélénium. Il a très peu d’affinité pour le phosphore. Chauffé dans le chlore, il s’enflamme et se convertit en chlorure. Il s’allie très bien avec la plupart des métaux.
Cuivre. — Historique. — • Le cuivre est connu de temps immémorial ; il entrait comme partie principale dans la composition des armes et des instruments tranchants des anciens. Les Grecs et les Romains le tiraient de File de Chypre , d’où son nom de cijprium , et , par corruption , cuprum.
Etat. — Le cuivre se rencontre sous un grand nombre d’états : 1® le cuivre natif qui se trouve en assez grande quantité et a été rencontré jusqu’à présent très pur; 2® les cuivres oxidés et oxidulés; 3^ le groupe le plus nombreux est celui des sulfures simples et composés; les séléniures, arséniures; 5” les sels , sulfate , phosphate , arséniate, silicate, carbonate, chromate. Les minerais existent dans les terrains anciens et dans les terrains secondaires; ils abondent surtout dans le grès rouge.
Pour obtenir le cuivre on peut se servir de son oxide ou de son carbonate que l’on calcine fortement avec du charbon. Le plus souvent on se sert du sulfure que l’on grille à l’air : l’oxigène de l’air brûle le soufre et oxide le métal; on traite ensuite l’oxide par du charbon , à une température élevée.
CHIMIE
Propriétés. — Le cuivre est d’un beau rouge éclatant; il cristallise en rhomboèdre par fusion et refroidissement ; par la voie humide il cristallise en cubes , ainsi qu’il se trouve dans la nature. Il est plus dur que l’or et l’argent ; peu sonore. Après le fer il est le plus tenace des métaux ; il tient le troisième rang par rapport à la malléabilité; et le cinquième par rapport à la ductilité. Sa densité, fondu, est de 8,788; étiré, de 8,78; il fond à 27" pyr. Chauffé plus fortement, il produit des vapeurs qui communiquent à la flamme une couleur verte ; mais il est extrêmement peu volatil. Il est doué d’une odeur et d’une saveur très désagréables. La plupart de ses combinaisons sont des poisons.
A la température ordinaire l’air sec ne l’altère pas ; l’air bumide le couvre de vert-de-gris ou hydrocarhonate cuivrique. Chauffé à l’air sans être fondu, il se recouvre d’écailles de protoxide ; fondu , il s’imbibe du protoxide. Le cuivre ne décompose l’eau à aucune température. L’acide nitrique l’oxide et le dissout ; l’acide sulfurique étendu le convertit par l’intermédiaire de l’air en sulfate cuivrique ; concentré , il l’attaque avec dégagement d’acide sulfureux. L’acide chlorhydrique attaque le cuivre divisé. Les acides végétaux ne l’attaquent que par l’intermédiaire de l’air ; les huiles grasses se comportent comme les acides végétaux. Cette propriété explique cette particularité si connue que les matières alimentaires que l’on fait bouillir dans du cuivre bien décapé ne deviennent vénéneuses en se chargeant de cuivre que par le refroidissement ; c’est seulement alors que l’air peut traverser la liqueur, pénétrer juscpi’au cuivre et favoriser sa dissolution.
L’eau qui contient une petite quantité de sel marin agit fortement sur le cuivre ; une solution concentrée ne l’attaque pas, parce que celle-ci ne contient pas d’air. Le soufre , le sélénium, le phosphore et l’arsenic se combinent avec le cuivre à l’aide de la chaleur. Le chlore et le