MERCURE
Zi° bi-siilfure zincifère, 5" séléniure , 6“ protochlorure, iodure, 8'’ amalgame d’argent.
Extraction. — On traite particulièrement les sulfures dans les mines du Palatinat. On mélange la mine avec de la chaux éteinte, et l’on distille dans des cornues de fonte.
Propriétés. — Le mercure est d’une couleur blanche très éclatante , sans odeur ni saveur. Liquide jusqu’à — Solide il se rapproche du plomb par sa malléabilité, sa ductilité et sa ténacité; solide il produit sur les organes la même sensation qu’un corps très chaud. Il bout à 360° ; à 20 il émet sensiblement des vapeurs; à 80 il se volatilise en quantité considérable avec la vapeur d’eau. Solide sa densité est de 1/4,0191. Liquide à 17" 13,5886, L’eau ne paraît pas l’oxider, quoiqu’il s’y ternisse peu à peu. Chauffé à 350, il absorbe l’oxigène et forme l’oxide rouge. 11 ne décompose point l’eau. L’acide nitrique le dissout à froid. L’acide sulfurique concentré le dissout à l’aide delà chaleur. Les acides sulfureux etphosphorique ne l’attaquent pas. L’acide chlorhydrique ne l’attaque pas. Le soufre, le phosphore, l’arsenic, le ciilore, s’unissent directement au mercure. Il s’allie à un grand nombre de métaux; ses alliages se nomment amalgames.
Osmium, iridium, rhodium, palladium. — Ces quatre métaux se trouvent dans la mine de platine. Vosmiam fut découvert en 1803 par Tennant; c’est une poudre noire ou une masse agglomérée d’un blanc tirant sur le bleu-grisâtre. — Viridlurn fut découvert en 1803 par Descostils et Tennaut ; on lui donna ce nom à cause de la variété de couleur de ses dissolutions ; il est gris-blanchâtre ; densité 15,68. — Le rhodium fut découvert en 180/i par Wollaston ; on lui donna ce nom parce que beaucoup de ses dissolutions sont roses; il est blanc; densité 10,65. —Palladium. Ce beau métal fut isolé en 1803 par Wollaston; il est d’un blanc argentin; sa densité est de 11,3,
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MÉTAUX DE LA SECTÎONî — Les métâüx de la sixième section n’absorbërit l’oxigêtie à aiicnile température , et ne décomposent l’eaü ni à chaud ni à froid. La chaleur seule réduit leurs oxides.
Atigënt. — L’argent a été connU dans lës temps lés plus reculés ; on le rencontre dans la nature sous un assez grand nombre d’états: argent natif; 2° argent sulfuré; 3° sulfuré, sêlénié, telluré, arsénié, combiné avec plusieurs autres métaux; chlorure iodüre; 5^ allié à l’or, à l’antimoine^ au mercure ; 6° a l’état de carbonate. Il se trouve encore en très petite proportion dans la plupart des sulfures de plomb, de cuivre, d’arsenic.
Extraction. — Les procédés que l’on suit pour extraire l’argent sont très variés, suivant la nature des mines. Ces procédés consistent à réduire l’argent à l’état métallique, à l’allier au plomb ou au mercure. On le sépare du premier par la coupellation , opération qui consiste essentiellement à oxider le plomb sous l’influence de la chalelir, et du second , en distillant l’amalgame ; le mercure se distille et l’argent reste. Ainsi obtenu ^ il n’est point fchimiquement pur. Voici comme on peut l’obtenir exempt de métaux étrangers. On forme du chlorure d’argent en précipitant le nitrate d’argent par le sel marin^ on le lave bien avec de l’eau bouillante, on fait fondre dans utt creuset deux fois autant de potasse, et quand elle est liquide on y jette peu à peu le chlorure qui se réduit en dégageant de l’oxigène et de l’acide carbonique ; oil chauffe ensuite jusqu’au point de fusion et on trouvé un cülot d’argent pur.
Propriétés. — Il èst d’un blanc pur très éclatant; il Cristallise en octaèdres ou en cubes ; il n’a ni odéur ni saveur. Après l’or c’est le plus malléable et le plus ductile des métaux. Sa densité est de 10,A7A3, il fond à 22° p.AV. Très peu volatil. L’air ne l’oxide pas. Lucas a montré que fondu il absorbe de l’oxigène, en quantité qui s’élève , selon M. Gay-Lussac, à 22 fois son volume , mais il l’abaii-