TANNIN
on roh’onvo dans le llacon deux conciles, l’une très légèn» et très fluide , (}n’()n sépare pour en retirer l’éilier jiar disiillalion ; l’autre heanconp plus Fig. , si.
dense et de couleur légèrement ambrée et d’un aspect sirupeux; on la lave avec de l’étlier pur, on la ])orte h i’étuve; il s’en dégage d’abondantes vapeurs d’éther; la matière augmente de volume et laisse un résidu spongieux légèrement jaunâtre : c’est du tannin pur. De 100 parties de noix de galle on retire dO de tannin. (Pelouze. )
!.e tannin pur est incolore ; sa saveur est le type de l’astringence.
Très soluble dans l’eau , sa dissolution rougit le tournesol, décomj)ose les carbonates alcalins, précipite la pluj)art des dissolutions métalliques. LUie solution aqueuse de tannin, abandonnée h l’air, absorbe assez l’apidement l’oxigène, et laisse précipiter une matière cristalline, légèrement colorée en gris, qui est de l’acide gallique. Les sels de fer, au minimuin , ne la troublent pas, mais elle précipite abondamment en bleu foncé les sels ferriques.
I.e tannin, versé dans une dissolution de gélatine en excès, y produit un précipité blanc, opaque, soluble, surtout à chaud, dans la liqueur qui surnage ; mais, quand le tannin est en excès, le composé est insolu’ole ; la peau préparée par la chaux s’en empare complètement et le sépare entièj’cment de l’acide gaiii{|ue.
L’acide tannique est composé de 18 atomes de carbone, 15 d’hydrogène et 9 d’oxigène , plus 3 atomes d’eau. Il diffère notablement pour sa composition de l’acide suivant,
CHIMIE
mais il s’en rapproche par la manière dont il se comporte sous rinllneoce du feu, et par son action colorante sur les sels de fer.
Acide gaetjque. — f^et acide est la dernière découverte de l’immortel chimiste suédois Schéele ; il s’obtient en mettant une infusion de noix de galle dans un vase imparfaitement couvert. Au bout de quelques mois il se dépose dans les moisissures une grande quantité de cristaux, qu’on purifie par plusieurs cristallisations.
L’acide gallique, privé de tannin , cristallise en longues aiguilles soyeuses , d’une saveur légèrement acidulé et styptique, et qui exigent 100 parties d’eau froide pour se dissoudre ; il est plus soluble dans l’alcool; l’éther le dissout , mais en moindre proportion.
On le distingue du tannin en ce qu’il ne trouble pas la dissolution de gélatine ; il précipite en bleu des dissolutions de sels ferriques. L’acide gallique , dissous dans l’eau et abandonné à lui-même, se décompose; ses sels solubles, exposés à l’air sous l’influence d’un excès de base, revêtent les couleurs les plus variées.
L’action de la chaleur sur l’acide gallique est très remarquable , non seulement par la nature des produits qui naissent par cette action, mais encore parles résultats très variables qu’amènent des différences peu notables de température. De 21o à 215 il se dégage un gaz abondant: c’est de l’acide carbonique , et il se sublime des lames cristallines d’acide pyrogallique.
Si la température est portée à 250% il se produit de l’acide carbonique, et, au lieu des cristaux sublimés, il se forme de l’eau, et il reste au fond du vase une masse noire brillante : c’est l’acide mélagallique.
L’acide gallique est composé de 7 atomes de carbone, 2 d’hydrogène, 3 d’oxigène, plus 3 atomes d’eau.
Encres. — Les acides tannique et gallique, en réagissant sur les sels de fer, produisent des tannates de peroxide de