NOMS DES PLANÈTES. MASSES. NOMS DES PLANÈTSS
Mercure. . . , . AA Jupiter. .
4o18är
Saturne Uranus. .
Neptune , . . .
On ne sait rien relativement aux masses des diverses planètes comprises entre Mars et Jupiter, si ce n’est que ces masses sont très-petites.
La masse de la lune est + de celle de la terre.
Quant aux comètes, on a pu s'assurer dans plusieurs circonstances que leurs masses sont extrémement petites par rapport aux masses des planètes. Leur mouvement est souvent troublé d’une manière considérable, par l’action qu’elles éprouvent de la part des planètes dans le voisinage desquelles elles viennent à passer; si leurs masses n'étaient pas très-petites relativement à celles de ces planètes, elles produiraient en même temps des modifications ap-
préciables dans le mouvement de ces derniers astres : or, on n’a jamais trouvé, dans le mouvement des planètes, rien qui püt être attribué à l’action perturbatrice des comètes. Il est même arrivé qu'une comète a traversé le système des satellites de Jupiter, sans que les mouvements de ces satellites aient été troublés en aucune manière.
$ 299. Pesanteur à la surface du soleil et des planètes.—L'’attraction que le soleil et les planètes exercent sur tous les corps qui les environnent, doit s'exercer en particulier sur les corps placés près de leur surface ; et il doit en résulter des phénomènes analogues à ceux que produit la pesanteur à la surface de la terre. Les corps qu'on abandonnerait à eux-mêmes, dans le voisinage de la surface du soleil, tomberaient sur cette surface ; si des obstacles s'opposaient à leur chute, ils exerceraient des pressions sur ces obstacles. Il en est de même pour les corps situés dans le voisinage de la surface d’une quelconque des planètes. Mais cette pesanteur, à la surface des planètes et du soleil, ne s’exerce pas partout avec la même intensité ; elle dépend à la fois de la masse du globe sur la surface duquel on la considère, et du rayon de ce globe, c'est-àdire de la distance qui sépare la surface du point central où toute la masse pourrait être concentrée sans que l'attraction totale qu’elle exerce fût sensiblement altérée. Il n’est pas difficile de calculer l’intensité de la pesanteur à la surface du soleil ou d'une planète , en tenant compte des deux éléments dont nous venons de parler. Faisons ce calcul pour le soleil.
L'intensité de la pesanteur sur la terre étant représentée par 4, celle qui existe sur la surface du soleil serait représentée par 354 936, si le rayon du soleil était égal à celui de la terre. Mais le rayon du soleil est 442 fois plus grand que celui de la terre ($ 1450) ; l'attraction exercée par le soleil sur sa surface est donc 42 544 fois plus petite que si son rayon était égal à celui de la terre (12 544 est le carré de 112). En divisant 354936 par 12544, on trouve 28,30 qui est la mesure de l’intensité de la pesanteur à la surface du soleil ; cette intensité est plus de 28 fois plus grande que celle de la pesanteur sur la terre.
Pour se faire une juste idée de ce que signifie ce résultat, on peutconcevoir que l’on se serve d’un appareil à ressort, tel que ceux que l’on emploie souvent pour peser les corps. Cet appareil étant gradué, il suffit de suspendre un corps au crochet dont il est muni, pour que la position que prend un index ou une aiguille mobile le long de la graduation, indique de suite le poids du corps. Supposons donc que l'on suspende à cet appareil un corps pesant un kilo-
Dh PERTURBATIONS DU MOUVEMENT DE LA LUNE. 551
gramme ; l'aiguille s'arrêtera, sur la graduation, à la division qui correspond à un kilogramme. Si ce même appareil, supportant le mème corps, était situé près de la surface du soleil, le ressort se trouverait beaucoup plus tendu qu’il ne l’est sur la terre : l'aiguille s’arréterait à la division correspondant à 28k, 3.
Ce que nous venons de dire relativement à la pesanteur sur la surface du soleil, nous pouvons évidemment le répéter sans la moindre difficulté pour les diverses planètes et pour la lune. Le tableau suivant contient les résultats auxquels on arrive ainsi :