DENSITÉ MOYENNE DE LA TERRE
autour du fil qui le supporte. Ce dernier mouvement peut être observé à l’aide d’un microscope m, installé à côté de l’appareil , et dirigé vers une petite plaque divisée à que porte l'anneau ee; on voit les traits de division de cette petite plaque passer les uns après. les autres derrière le point de croisement des fils d'un réticule
‘adapté au microscope, absolument de la même manière que les
étoiles observées à l’aide de la lunette méridienne se meuvent par rapport aux fils du réticule de cette lunette ($ 80).
$ 315. Densité moyenne de la terre. — La théorie de la gravitation universelle a permis de trouver les masses du soleil et des planètes, rapportées à l'une d’elles prise pour unité ($ 298). Il suffit dès lors de déterminer la masse de l’un de ces corps. comparativement aux masses des corps que nous voyons autour de nous , pour qu'il S'ensuive une connaissance complète de toutes les autres masses. C’est naturellement sur la terre que doit porter cette détermination; et au lieu de chercher un nombre qui représente la masse entière du globe, il est préférable de chercher la densité moyenne de ce globe, c'est-à-dire la densité qu'il aurait en tous ses points, s’il était homogène et que sa masse fût égale à ce qu'elle est
‘ réellement : il suflira en effet de combiner la densité moyeune de
la terre avec son volume, pour en conclure aa besoin la valeur de sa masse.
La densité moyenne de la terre a été déterminée par Cavendish. L'appareil dont il s'est servi pour cela est représenté par les fig. 364 et 362. Deux petites boules de plomb, æx,æx, sont suspendues aux extrémités d’une tringle horizontale kh, supportée en son milieu par un fil métallique vertical [gm; deux fils métalliques g h sont destinés à empêcher la flexion de la tringle kh sous le poids de ces boules. Le fil de suspension !gm, les fils obliques g h, la tringle hh, et les boules æ,æ , sont enfermés dans une boîte légère ABC DEF, afin d'éviter l'influence de la moindre agitation de l'air environnant; cette boîte est soutenue par les quatre supports verticaux S,S. Deux boules de plomb W,W , beaucoup plus grosses que les premières, sont suspendues à deux tringles verticales, réunies vers le haut par la pièce rPr qui se terraine par un boulon p traversant une poutre fixe. La pièce rPr peut tourner autour du boulon p, avec les boules W,W, qu’elle supporte, de manière à les rapprocher plus ou moins des petites boules æ,æ ; cette disposition permet en outre d'amener les boules W, W dans les positions inverses 4, w.
Voici quel est le principe des expériences auxquelles cet appareil a servi. Supposons que le levier horizontal kh se mette naturellement en équilibre en se disposant au milieu de la largeur de la boîte
qui l'enveloppe, lorsque les deux grosses boules se trouvent chacune
SR
à égale distance des deux petites boules æ, x, c'est-à-dire lorsqu'on