DENSITÉS DES PLANÈTES
sion. Enfin , une corde passait dans la gorge d’une poulie MM fixée horizontalement au-dessus de la pièce rPr; les deux cordons qui s'en détachaient de part et d’autre sortaient de la chambre par deux petites ouvertures latérales , passaient chacun dans la gorge d’une poulie verticale y, et supportaient des corps pesants destinés à leur donner une tension convenable : il suffisait de tirer l'un de ces deux cordons, pour que la poulie MM tournât en entrainant avec elle les deux boules W,W , ce qui permettait de placer ces deux boules comme on voulait par rapport au reste de l'appareil.
Les expériences de Cavendish ont été reprises depuis à Freyberg par M. Reich, qui y apporta encore plus de soin. I! trouva ainsi que la densité moyenne de la terre est égale à 5,44, en prenant pour unité la densité de l’eau. Ce résultat est très-peu différent de celui qui avait été obtenu par Cavendish. La densité des matières qui composent les diverses parties de la surface du globe terrestre est beaucoup plus faible que cette densité moyenne ; on en conclut naturellement que la densité doit aller en croissant de la surface au centre.
$ 316. Densités des planètes. — [La connaissance de la densité moyenne de la terre permet de trouver également les densités moyennes du soleil, de la lune et des planètes. En effet, d’après le tableau de la page 549, on connait les rapports des masses de ces divers corps à la masse de la'terre; on peut en conclure les valeurs que prendraient ces rapports de masses, si les volumes de tous ces corps étaient modifiés de manière- à devenir tous égaux au volume de la terre, sans que leurs densités. moyennes fussent changées; ces rapports de.masses ; à. égalité de.volume , sont évidemment aussi les rapports des densités moyennes carrespondantes: la valeur trouvée pour la densité moyenne de la terre, étant multipliée successivement par chacun de ces rapports, fournira les densités que l’on cherche. C'est: ainsi qu’on a formé le tableau
suivant :