DENSITÉ DENSITÉ NOMS DES ASTRES. NOMS DES ASTRES
moyenne. moyenne.
Soleil . . . . 1,37 Jupiter. .
Mercure . 15,99 Saturne. .
Vénus. . . . . 5,02 Uranus. .
La Terre. . . . 5,4 Neptune .
Mars . . ; 5,16 La Lune .
On voit que la densité moyenne du soleil n’est guère supérieure à celle de l’eau ; que celle d'Uranus lui est à peu près égale ; et que celle de Saturne n’en est que les trois quarts.
8 317. Découverte de la rotation de l’anneau de Saturne. — Les développements dans lesquels nous sommes entrés dans diverses parties de ce chapitre, ne peuvent donner qu’une faible idée de la manière dont la théorie de la gravitation universelle a rendu compte des particularités que l'observation avait fait découvrir dans les mouvements des astres. Toutes les inégalités qui étaient venues successivement éloigner ces mouvements de la simplicité qu'on leur attribuait d’abord, ont été expliquées par cette théorie ; et elle ne s’est pas bornée uniquement à faire connaître la cause de chacune d'elles, elle en a en outre assigné la grandeur et les lois, sans que jamais on ait trouvé par l'observation que les résultats qu'elle avait fournis n'étaient pas conformes aux faits. Cette concordance des inégalités trouvées par l'observation avec ce que la théorie a fait connaître ensuite relativement à chacune d'elles, constitue bien certainement une grande preuve en faveur de la théorie de Newton; mais on en trouve une plus grande encore dans ce fait remarquable, que la théorie a fait trouver une foule d'inégalités que l’observation seule eût eu beaucoup de peine à dévoiler, et que, par l'adjonction de ces nouvelles inégalités à celles déjà connues, on est arrivé à une Connaissance beaucoup plus précise du mouvement de chacun des corps du système planétaire. Nous citerons ici deux exemples remarquables de ces résultats que la théorie a indiqués, et qui ont été pleinement confirmés par l'observation. Le premier se rapporte à la rotation de l’anneau de Saturne , et le second à la découverte de la planète Neptune.
Laplace , en cherchant à se rendre compte de l'existence permanente de l’anneau qui environne Saturne ; a été conduit à penser que ce corps singulier n'avait pu rester pendant des siècles dans la position qu’il occupe par rapport à la planète, que parce qu'il était animé d’un mouvement de rotation dans son plan et autour de son centre. La force centrifuge, due à ce mouvement de rotation , en se combinant avec l'attraction que les corps placés à la surface de l'anneau éprouvent de la part de la planète et de l'anneau luimême , peut maintenir ces corps en équilibre ; tandis que, si l’anneau ne tournait pas, les diverses parties qui le composent cèderaient peu à peu à l'attraction de la planète, et tomberaient les unes après les autres sur sa surface, ce qui amènerait bientôt la destruction complète de l’anneau. Laplace a calculé la vitesse avec laquelle devait s'effectuer le mouvement de rotation de l’anneau ,