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ÉTOILES DOUBLES, TRIPLES

sultats concordants avec celui qu’il avait obtenu. Nous donnons ici, comme exemples, les valeurs trouvées par M. Yvon Villarceau pour les principaux éléments du mouvement relatif des deux parties de quelques-unes des étoiles doubles qui ont été observées avec le plus de soin.

‘NOMS DISTANCE MOYENNE! EXCENTRICITÉ| DURÉE des De ueux de l'orbite de la

ÉTOILES DOUBLES. ÉTOILES COMPOSANTES RELATIVE, RÉVOLUTION. VCE DE LA TERRE.

aus

t d'Hercule. . . . . 36, 36 £ de la Grande-Ourse. . 61, 58 n de la Couronne boréale 67, 31 p d’Ophiuchus. . . . 92, 34

L'extension des lois du mouvement elliptique aux systèmes binaires qui constituent les étoiles doubles, montre que les étoiles dont chacune d'elles se compose gravitent l’une vers l’autre, d’après la loi de Newton, de même que.les diverses parties de notre système planétaire gravitent les unes vers les autres. On peut ajouter que, dès qu'on sera parvenu à connaître avec une certaine exactitude la distance qui nous sépare d’une étoile double, ainsi que les éléments du mouvement relatif des deux étoiles qui la composent, on en conclura sans peine la valeur de la masse de ces deux étoiles prisesensemble. Car la connaissance de la distance à laquelle se trouve l’étoile double, jointe à celle des dimensions apparentes de l'orbite relative de ses deux parties, conduira à la connaissance des dimensions réelles de cette orbite; en tenant compte de la durée de la révolution, on trouvera la quantité dont chacune des deux étoiles composantes tombe vers l’autre en une seconde de temps ; enfin en comparant la quantité ainsi obtenue à la quantité dont la terre tombe vers le soleil dans le mème temps, on en déduira le rapport qui existe entre la somme des masses des deux étoiles et la masse du soleil. Les résultats de ce genre, que l’on a pu obtenir jusqu’à présent, sont trop peu exacts pour que nous en fassions mention ici.

Les deux étoiles qui composent une étoile double ne sont pas, en général, de même intensité. Très-souvent elles présentent des tointes différentes : ainsi la plus forte des deux est souvent rougeâtre ou jaunâtre, et la plus faible a plus souvent encore une nuance

d’un vert ou d'un bleu assez prononcé. Ces différences de teinte sont certainement dues quelquefois à un simple effet de contraste; mais il est impossible d'attribuer à cette cause unique la coloration si fréquente et souvent si prononcée qu’on remarque dans les étoiles doubles. |

L'observation fait voir qu’il existe dans le ciel des étoiles triples et quadruples, c'est-à-dire formées par la réunion de trois ou quatre étoiles situées réellement à de petites distances les unes des autres. Mais ces étoiles sont beaucoup moins nombreuses que les étoiles doubles. Ainsi, sur les 420 mille étoiles observées par M. Struve, et dans lesquelles il a trouvé plus de trois mille étoiles doubles, il n’y avait que 52 étoiles triples. On peut citer, parmi les étoiles triples, & de l'Ecrevisse, et & de la Baleine, où les étoiles composantes sont toutes les trois assez brillantes.

$ 325. Woie lactée.—Tout le monde connaît cetteimmense trainée lumineuse qui s’étend à travers un grand nombre de constellations, et qu’on nomme la voie lactée. Elle est figurée surles cartes célestes de la page 173 (planches I et IT). Si on la suit dans le ciel, on voit qu’elle fait tout le tour de la sphère céleste, et qu’elle est dirigée dans son ensemble à peu près suivant un grand cercle qui coupe l’écliptique vers les deux solstices. Dans une partie de cet immense contour, un tiers environ, elle se divise en deux branches, qui se dirigent à côté l’une de l’autre, en laissant entre elles un espace de peu de largeur, et se rejoignent à leurs extrémités.

Quand on dirige une lunette vers une partie quelconque de la voie lactée, on reconnaît que la lueur blanchâtre qu'elle présente est due à l'existence d’un nombre prodigieux d'étoiles extrêmement petites, disséminées dans cette région.

On peut se rendre compte de la forme circulaire sous laquelle nous voyons cet amas d'étoiles, en admettant, avec Herschel, qu'elles sont répandues dans l’espace de manière à s'éloigner assez peu d’un plan ; qu'elles forment ainsi, par leur ensemble, une couche ou une sorte’de disque dont l’épaisseur est petite, relativement à sa largeur; et quele soleil, avec les planètes qui laccompagnent, se trouvesitué à peu près au centre de ce disque et au milieu de son épaisseur. On voit en effet que, s’il en est ainsi, nous devons voir la plus grande partie des étoiles qui composent ce disque dans la direction même du plan suivant lequel il s'étend, dans touslessens, autour de nous, et qu’en conséquence elles doivent nous paraître réparlies le long du grand cercle d’intersection de ce plan avec la sphère céleste. Quant à celles de ces étoiles qui sont le plus près de nous, elles doivent nous paraitre plus brillantes que les autres, et

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