NOMBRES NOMBRES
JOURS D’OBSERVATIONS. d'étoiles filantes || sours D'ossenvarions. d'étoiles filastes vues en À b. vues en À h.
9 août 1853 L] . ° ° 10 » » . +
Ce tableau montre que le nombre des étoiles filantes vues en une heure, a atteint une valeur maximum, le 40 août 4853. Depuis un
assez grand nombre d'années, on a constaté l'existence d’un pareil maximum à la même époque. Mais le nombre d'étoiles filantes observé en une heure, à l’époque de ce maximum, varie d’une année à une autre, comme on va pouvoir en juger.
C'est en 1848 que le nombre d'étoiles filantes observé en une heure, à l’époque du roaximum d’août, a été le plus grand; depuis 4848, ce nombre a été constamment en diminuant, et il est très-possible que, bientôt, le maximum correspondant au mois d’août disparaisse complétement.
Un maximum analogue à celui d’août a été observé pendant un certain temps, au mois de novembre; ce maximum, après avoir augmenté j jusqu "en 4833, a diminué ensuite, et au bout de quelques années, il n'en est plus resté de traces.
$ 330. On donne le nom de nébuleuses à des taches blanchâtres que l’on voit çà et là, dans toutes les parties du ciel, et dont l’aspect a beaucoup d’analogie avec celui des petits nuages que l’on aperçoit souvent dans l'atmosphère de la terre.
La première nébuleuse dont il ait été question est celle d’Andromède, fig. 364, signalée en 4642 par Simon Marius, qui la compare à la flamme d’une chandelle vue à travers de la corne. Cette nébuleuse est visible à l'œil nu; elle se trouve près de l’étoile v de la constellation d’Andromède.
En 1656, Huyghens découvrit une grande nébuleuse dans la constellation d’Orion, près de la garde de l’épée, fig. 365. Cette nébuleuse a une forme très-irrégulière.
En 1746, Halley ne connaissait en tout que six nébuleuses; les travaux de Lacaille et de Messier en portèrent le nombre à 96.
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Herschel, à l’aide de ses instruments puissants, augmenta considérablement ce nombre : il découvrit, à lui seul, 2 500 nébuleuses. Les nébuleuses ont des formes très-diverses. Pour qu’on puisse s'en faire une idée, nous donnons encore ici les figures de quatre autres nébuleuses, fig. 366 à 369, avec l'indication de lascension droite (Æ) et de la déclinaison (D) de chacune d’elles. La première, fig. 366, a la forme de la lettre grecque €. La seconde, fig. 367,
Fig. 366. (A — 2720 42’, D —16° 15’ A ).
est double, et la partie principale se compose d'une sorte de noyau environné d’un anneau circulaire, qui se divise en deux branches dans une portion de son contour. La troisième, fig. 368, a simplement la forme d’un anneau légèrement elliptique. Enfin, la quatrième, fig. 369, a beaucoup d'analogie avec une comète dont la queue s’élargirait un peu en éventail.
$ 331. Nébuleuses résolubles. — Parmi les nébuleuses, il y en a beaucoup qui ne sont autre chose que des amas d'étoiles très-petites ct très-nombreuscs, Quand on les observe avec des lunettes d'un faible grossissement, on ne peut pas distinguer les étoiles dont
elles sont formées ; elles paraissent alors comme de simples taches
Fig. 867. (ÆR="200° 40’, D == 4804" B.) #7
Fig. 368. (ÆR—281049", D—320 49 B.) Fig. 369. (AR — 97° 28". D=8053'B.)
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blanches, d’un éclat plus ou moins prononcé dans leurs diverses parties. Mais, si l’on se sert d'instruments de plus en plus forls, on finit par voir nettement qu’elles ne sont que des agglomérations de points brillants isolés. Les nébuleuses qui sont susceptibles de se résoudre ainsi en étoiles, quand on se sert d’un grossissement convenable, sont désignées sous le nom de nébuleuses résolubles.
Fig. 370. (AR —81°4", D—21053'B.) big. 371 (ÆR—232°17, D—6°33'B.)
Fig. 372. (MR=3210 10’, D—1034/ A. Fig. 373. (MR—227° 29’ D=20 4h B.)
Le grossissement nécessaire pour faire apercevoir les étoiles dont se compose une nébuleuse résoluble, n'est pas le mème pour toutes ces nébuleuses. C'est ainsi que le groupe des Pléïades, dont nous avons précédemment indiqué la position dans le ciel (fig. 146,
page 126), et qui présente l'aspect d’une nébuleuse aux personnes dont la vue n'est pas bien bonne, se résout en étoiles sans le secours des lunettes; il suffit d’avoir une bonne vue, pour y distinguer facilement six ou sept étoiles. Certaines nébuleuses n'exigent qu'un assez faible grossissement pour se: résoudre en étoiles ; pour d’autres, il faut un grossissement plus fort; il y en a qui ne se résolvent en étoiles que par l'emploi des plus forts grossissements dont on puisse disposer ; il v en a, enfin, qui présentent à peine une Îegére tendance à se réduire en éloiles, malgré l'emploi de ces grossissements extrêmes. Les fig. 370 à 374 représentent des nébuleuses résolubles vues dans des instruments d'une grande puissance. Si dans les premières on distingue difficilement un Fig. 374. (ÆR— 248° 54’, D—36°47 B) Commencement de décomposi- Lion en étoiles, cela tient à ce
qu'il eût fallu se servir de lunettes plus puissantes encore, pour les amener à prendre l'aspect des dernières.
$ 332. Nébuleuses non résolubles. — Lorsqu'une nébuleuse, vue dans une lunette d'un très-fort grossissement, ne donne pas la moindre apparence de décomposition er étoiles, on peut dire que la différence qu’elle présente avec une nébuleuse résoluble n’est duc qu’à ce que le grossissement de la lunette employée n'est pas assez fort; en sorte que, d’après cette idée, si nous pouvions augmenter indéfiniment la puissance de nos instruments, nous parviendrions à résoudre en étoiles toutes les nébuleuses connues. Cela est vrai pour un grand nombre des nébuleuses que l'on n’a pas encore pu résou- : dre ; mais cela n’est pas vrai pour toutes. Il y en a beaucoup dont l'aspect est tel, qu'il n'est pas possible de les regarder comme des asslomérations d'étoiles ; ce sont évidemment des amas d'une malière vaporeuse et diffuse, répandue en quantité plus où moins grande dans diverses régions de l’espace. On peut les comparer, quant à leur nature intime, aux comètes, qui conservent toujours l'aspect nébuleux, malgré la faible distance qui nous en sépare lorsque nous pouvons les observer.
Les nébuleuses sont donc de deux espèces très-différentes, savoir : 4° les nébuleuses résolubles, ou agglomérations d'un grand rombre