CLEPSYDRES
de liége, porte un index qui se trouve à côté d’une échelle graduée, et vient correspondre successivement aux diverses divisions de cette échelle, à mesure que le liquide le soulève en s’accumulant de plus en plus dans le vase. C’est ce que montre la fig. 2, qui représente une clepsydre de cette espèce. L'eau, dont l'écoulement sert à mesurer le temps, se rend dans une capacité .que l'on n'aperçoit pas, et qui est située vers le bas de l'appareil: elle y fait monter progressivement un flotteur, qui supporte les deux petites figures placées de chaque côté de la colonne supérieure ; une de ces figures porte une baguette dont l'extrémité BAR | aboutit à une échelle tracée sur la UT 7 | colonne, et indique le temps par la LE 7 division de l'échelle à laquelle cette baguette correspond.
Une autre disposition, qui a été également adoptée, avait pour objet de faire marquer le temps par une aiguille mobile sur un cadran, comme cela a lieu dans nos horloges actuelles. A cet effet, le flotteur À, fig. 3, auquel l’eau de la = clepsydre communique un mou- = vement ascendant, est attaché à | l'extrémité d’une chaîne, qui s’en-
— roule autour d'un cylindre horizontal B, et qui supporte à son autre extrémité un contre-poids C un peu plus léger que le flotteur A. Le cylindre B peut librement tourugr sur lui-même ; il porte à une de ses extrémités une aiguille qui le suit dans ce mouvement’, et qui parcourt ainsi toute la circonférence d’un cadran adapté à la face extérieure de l'appareil. Lorsque le flotteur A monte, le contre-poids C descend, et la chaine fait tourner le cylindre B, ainsi que l'aiguille qui lui est fixée ; cette aiguille marque le temps par la position qu’elle occupe sur le cadran.
Les clepsydres sont les seuls. instruments dont les anciens se soient servis pour mesurer le temps, dans leurs recherches astrono-
6ô INSTRUMENTS QUI SERVENT A MESURER LE TEMPS. miques, indépendamment de l'observation des astres eux-mêmes.
pour aller en A.
Ces instruments, dont les indications n'étaient pas susceptibles d'acquérir une grande précision, sont complétement abandonnés de nos jours.
8 5. Sabliers. — Le sablier diffère de la clepsydre en ce que l’eau y est remplacée par du sable fin. C’est l'écoulement du sable par un orifice qui sert à mesurer le temps.
Un sablier se compose de deux vases de verre À, B, fig. #, de mème forme, fixés l’un à l’autre de manière que leurs ouvertures se correspondent en C. Du sable fin et aussi régulier que possible a été introduit dans l’un des deux vases, avant leur réunion. Ce
Sable peut passer dans l'autre
vase, lorsqu'on donne à l’appareil la position qu'indique la figure ; mais, pour que ce passage s'effectue lentement, on rétrécit l'ouverture C par laquelle les deux vases communiquent l’un avec l’autre. Le sable étant fin et régulier, et l'instrument étant disposé symétriquement de part et d'autre de l'ouverture C, on peut admettre que le temps employé par le sable à passer d'un vase dans l'autre est toujours le mème, soit qu'il sorte de A pour aller en B, soit qu'au contraire il sorte de B
Pour se servir d'un sablier, on le pose sur une table, en ayant soin de mettre en haut le vase qui contient le sable. Aussitôt le