MÉRIDIENNE DE FRANCE
bois commun
Fig. 164.
à la fin du siècle dernier, par les astronomes Delambre et Méchain. L'arc qu'ils ont mesuré a son point de départ à Dunkerque, traverse la France dans sa plus grande longueur, du nord au sud, et se termine en
Espagne, près de Barce-
lone. |
La fig. 164, représentant une partie du réseau de triangles qui a servi à celte opération, peut donner urie idée de la grandeur des triangles employés. Cette portion
de réseau, dont le Pan-
théon de Paris forme un des sommets, contient le côté qui a été adopté pour servir de base à la triangulation. Cette base a été prise sur la route
| qui va de Melun à Lieu-
saint, route dont la grande régularité se prétait très-bien à la mesure
- directe d’une grande lon-
gueur. »
Quatre règles de platine, de châcune deux toises de longueur, ont été successivement portées à la suite les unes des autres, sur la ligne à mesurer. Ces règles ne reposaient pas directement sur Île sol: elles étaient portées par des pièces de bois bien dres-
sées, que l'on posait sur des trépieds à vis, destinés à les maintenir dans une position convenable. Chaque fois que l’on plaçait une de ces règles à la suite d’rne autre, ori avait soin de ne pas établir de contact entre leurs extrémités ; l'établissement de ce contact aurait presque toujours été accompagné d’un léger choc qui aurait pu déranger la règle déjà installée. Pour mesurer l'intervalle qui restait ainsi entre les deux règles, on se servait d’une languette a, fig. 465, adaptée à l’ex-
" Fig. 165.
trémité antérieure de chaque règle, et mobile entre deux coulisses à l’aide d’un bouton b, que l’on faisait tourner sur lui-même; cette languette était graduée, et un vernier, tracé sur la règle, permettait d'évaluer de très-petites fractions de ses divisions. Le sol ne présentant pas partout uné horizontalité parfaite, on était obligé de ne pas placer les règles horizontalement, afin de pouvoir les disposer toujours à peu près à la même hauteur au-dessus du sol, pour .la commodité des opérations ; mais on mesurait l’inclinaison de chaque règle à l’aide d’un nivéau qui est représenté ici, fig. 166, et la connaissance de cette inclinaison permettait de calculer la quantité dont on devait diminuer la longueur de la règle, compris la portion de la Janguette qui faisait saillie à son extrémité, pour nn trouver la distance horiwzontale comprise entre | les verticales menées par ses deux extrémités. Lä disposition du niveau est très-simple : une alidade a bc, mobile autour du point a, porte en son milieu un niveau à bulle d’air b, et est munie d’un index et d’un vernier à son extrémité c, qui se meut le long d’un arc de cercle gradué ; lorsque le niveau s'appuie sur l’une des règles par lés parties d, d, on fait mouvoir l’alidade autour du point a, jusqu'à ce que la bulle d'air en b occupe le milieu du tube qui la renferme, et l’inclinaison de la règle est indiquée par la position qu'occupe l'index de l'alidade sur l'arc de cercle gradué. Enfin, les variations de température occa-