INFLUENCE DE L’ATMOSPH. SUR LA DURÉE DU JOUR
est le tropique du Capricorne, dénominations particulières qui viennent de ci ce que le soleil passe au zénith d'un point quelconque de l’un ou de l’autre de ces
B 3 deux tropiques. lorser | piq /
qu'il entre dans le signe du Cancer ou dans le signe du Capricorne, c'est-à-dire au solstice d'été ou au solstice d’hiver. Le mot tropique (du verbe grec toire, tourner) signifie que le soleil, après s'être avancé vers le nord ou vers le sud, jusqu’à atteindre le zénith d’un quelconque des points des deux cercles auxquels il s'applique , retourne Fig. 195. | sur ses pas pour se rap-
! | procher de l'équateur.
La zonè que comprennent les deux tropiques se nomme la zone torride; les deux zones comprises entre les tropiques et les cercles polaires, sont désignées sous le nom de zones iempérées,
Ainsi , en résumé , la zone torride s'étend de part et d’autre de l'équateur ’ jusqu'aux deux tropiques; le soleil passe deux fois par an au Zénith de chaque point de cette zone, excepté pour les points des tropiques, où cet astre ne passe qu’une fois au zénith, au solstice d'été ou au solstice d'hiver. Les zones tempérées s'étendent depuis les tropiques jusqu'aux cercles polaires ; le soleil se lève et se couche chaque jour de l’année dans toute l'étendue de ces deux zones, comme dans la zone torride : mais il ne passe au zénith d'aucun des lieux qu’elles renferment. Enfin, les zones glaciales s'étendent depuis les cercles polaires jusqu'aux pôles : : elles comprennent tous les points où le soleil reste constamment au- -dessus ou au-dessous de l'horizon , pendant plusieurs jours de suite , à certaines époques de l'année.
$ 1435. — Influence de l'atmosphère sur la durée du jour; crépuscule. — L'atmosphère terrestre, en réfractant les rayons
lumineux qui nous viennent du soleil, nous fait voir cet astre plus haut qu’il n’est en réalité. Cet effet de la réfraction atmosphérique devient surtout très-sensible lorsque le soleil est près de l'horizon’,
puisqu’a l'horizon même elle le relève d’un angle de plus de 33. Il
en résulte que nous voyons le soleil se lever quelque temps avant qu'il ne se soit réellement élevé jusqu’au plan de notre horizon , et que de même nous le voyons se coucher quelque temps après qu’il s’est abaissé au-dessous de ce plan. La durée du jour se trouve donc augmentée par là, et celle de la nuit se trouve diminuée en consé-
quence. C’est ainsi qu’à Paris le plus long jour de l'année est de 46!
7», et le jour le plus court de 8" 44", au lieu de 45" 58m.et 8h 9m
nombres que nous avions indiqués précédemment en ne tenant pas ‘compte de l'influence de l'atmosphère. On voit que les jours
à Paris sont augmentés de 9 minutes par cette influence, à l’épo-
que des solstices; ils le sont seulement de 7 minutes aux équinoxes.
Au pôle boréal , le soleil paraît dans le plan de l’horizon , non pas
lorsqu'il arrive à l’équinoxe du printemps, mais lorsque sa déclinai-
son australe n’est plus que d'environ 33’; il reste alors visible jus-
qu’à l'époque où , ayant passé à l’équinoxe d'automne, il a repris
une déclinaison australe supérieure à 33 minutes. On a soin de tenir compte de cette action de l'atmosphère, dans le calcul des heures du
lever et du coucher du soleil que l’on insère dans les almanachs.
Les nombres contenus dans les tableaux des pages 246 et 247 ont
été obtenus en négligeant la réfraction atmosphérique ; ils se rap-
portent aux apparences que présenterait le mouvement du soleil en
divers lieux, si l'atmosphère n'existait pas.
$ 436. — Mais l'atmosphère agit d’une autre manière encore,
pour augmenter chaque jour le temps pendant lequel nous recevons
la lumière du soleil. Lorsque cet astre s’est assez abaissé au-dessous
de notre horizon, pour que les rayons de lumière qui en émanent ne
puissent plus nous arriver directement , c’est-à-dire lorsqu'il s'est couché , il éclaire encore une portion des couches atmosphériques
qui se trouvent au-dessus de nous ; les molécules d'air, en nous renvoyant une partie de la lumière qu’elles reçoivent ainsi du soleil,
répandent autour de nous une clarté qui est très-grande lorsque le
solëit est couché depuis peu d’instants, et qui diminue progressive-
ment à mesure que le soleil s'abaisse de plus en plus au-dessous de
l'horizon. Le matin, avant le lever du soleil, le même phénomène se produit : les couches atmosphériques situées au-dessus de l’ho-
rizon sont éclairées de plus en plus par le soleil, quand il approche de son lever, et il en résulte pour nous une clarté qui croit progressivement jusqu’à ce que le soleil se lève. Cette clarté, variable d'un