YARIATIONS DE TEMPÉRATURE DUES AU SOLEIL
mittence , si toutefois on suppose que le soleil se lève et se couche dans l’espace d’une même journée ; on comprend donc que, tantôt la quantité de chaleur perdue par le rayonnement est plus grande que celle qui est reçue du soleil, tantôt au contraire cette dernière quantité de chaleur est plus grande que la première : en sorte qu’il en résulte nécessairement qu'à certains. moments la température s'abaisse , et qu’à d’autres moments elle s’élève."Suivons le soleil dans son mouvement diurne , et nous reconvaîtrons sans peine de quelle manière la température doit varier dans l’espace de 24 heures. Peu de temps après le lever du soleil, la chaleur reçue de cet astre par la surfacé de la terre, au lieu que l'on considère, devient plus grande que celle qu’elle perd par le rayonnement ; en sorte que la température s'accroît. Le soleil s’élevant de plus en plus au-dessus de l'horizon, jusqu’à midi, la chaleur que la surface de la terre en reçoit va en augmentant ; car, d'une part, les rayons solaires tombent sur la surface avec une obliquité de moins en moins grande, et, d'une autre part, l'atmosphère absorbe une portion de plus en plus petite de ces rayons, puisque, par suite de la diminution de leur obliquité, ils ont à traverser une épaisseur d’air de plus en plus faible. La température doit donc s’accroître constamment jusqu'à midi. Après midi, le soleil se rapproche de l’horizon ; la chaleur que là surface de la terre en reçoit va donc en diminuant : mais, tant que cette chaleur se trouve encore plus grande que celle qui est perdue par le rayonnement , la température ne cesse pas de s’accroître. C’est moyennement vers deux heures de l’après-midi que la chaleur reçue du soleil devient égale à la chaleur perdue; et comme la chaleur reçue diminue toujours, il arrive bientôt que la chaleur perdue est plus grande que la chaleur gagnée : dès lors, la température s’abaisse. Ainsi, c’est vers deux heures de l'après- midi que la température est la plus élevée. Depuis cette époque jusqu'au coucher du soleil, la température baisse de plus en plus ; pendant la nuit, le soleil n ‘envoyant pas de chaleur à la surface de la terre, Ja température continue à baisser jusqu’au lever de cet astre ; à ce lever même, tt pendant quelque temps au delà , elle baisse encore, tant que la chaleur reçue n’est pas assez grande pour compenser la perte qui se produit en même temps par le rayonnement; enfin, au bout de peu de temps après le lever du soleil, la température recommence à s’accroître. Ainsi, dans l’espace d’une journée, la température varie continuellement ; elle atteint un maximum yers deux heures de l’après-midi, et un minimum quelque temps après le lever du soleil.
$ 438. Si le mouvement diurne du soleil présentait exactement
les mêmes circonstances, dans le lieu dont nous nous occupons, aux diverses époques de l’année ; si cet astre restait toujours le même nombre d'heures au-dessus de l'horizon ; s’il atteignait chaque jour la même hauteur au-dessus de ce plan, il est clair que la température devrait repasser tous les jours par les mêmes phases : la température la plus élevée pour un jour devrait être la même que celle des autres jours, et il devrait également. en être ainsi pour la température la plus basse. Mais nous savons que les choses ne se passent pas de cette manière : l'inégalité qui existe entre les durées du jour et de la nuit, aux diverses époques de l’année, et en un même lieu , doit amener une inégalité correspondante dans les températures. Si nous considérons, par exemple , un lieu tel que Paris, qui se trouve dans la zone tempérée de l’hémisphère boréal de la terre. nous verrons que , depuis le solstice d'hiver jusqu’au solstice d'été, le temps que le soleil reste au-dessus de l'horizon , chaque jour, est de plus en plus long, et qu’en outre la hauteur méridienne du soleil est de plus en plus grande : la quantité totale de chaleur que la surface du sol reçoit du soleil, dans l’espace de 24 heures, va donc constamment en augmentant, et par suite la température moyenne de chaque jour tend à s'élever de plus en plus. Le contraire a lieu depuis le solstice d’été jusqu’au solstice d'hiver ; la quantité totale de. chaleur reçue du soleil, en 24 heures, diminue de plus en plus, et en conséquence la température moyenne de chaque jour tend constamment à s’abaisser. Cependant, par des considérations analogues a celles qui nous ont fait voir que, chaque jour, le maximum de température a lieu, non pas à midi, mais environ deux heures plus tard, on reconnait que ce n’est pas au solstice d’été même que la température moyenne du jour est la plus élevée : cette température moyenne du j jour augmente encore au delà du solstice, pendant environ une quinzaine de jours , après lesquels elle commence à décrottre. De même, c’est environ quinze jours après le solstice d'hiver que la température moyenne du jour est la plus basse.
Dans toute l'étendue des zones tempérées ; les variations de température, dans l’espace d'une année, doivent se produire conformé:ment à ce que nous venons de dire. Dans les zones glaciales, il n’en est plus tout à fait de même ; les effets calorifiques sont modifiés par cette circonstance que le soleil reste au-dessus de l'horizon pendant plusieurs jours de suite, à une certaine époque , et aussi pen- «dant plusieurs jours au-dessous de ce plan, à une autre époque. “Dans la zone torride, il doit aussi y avoir des variations de température analogues à celles des zones tempérées ; mais les changements qu'éprouve la température moyenne du jour, aux diverses époques