‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 21 sur 132 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Bes meilleurs commentaires sur le livre des Psaumes.

Nous citerons seulement les principaux commentaires composés par des auteurs catholiques. Nous indiquerons de préférence ceux que l'on peut se pro curer le plus facilement.

I. — Deux Pères, Théodoret, chez les Grecs, et saint Augustin, chez les Latins, ont commenté tous les Psaumes. Le commentaire de Théodoret, où le sens historique elle sens spirituel sont exposés, passe pour le meilleur des commentaires grecs. Celui de saint Augustin abonde en sens spirituels. Les vrais enfants de Dieu, qui le liront avec le désir de trouver un aliment à leur piété, en feront leurs délices. Les autres Pères n'ont laissé que des fragments plus ou moins considérables sur les Psaumes.

II. — Les commentateurs distincts des Pères sont : 1° J.-B. Folinrjius. — C'était un moine du Mont-Cas-

sin. Son commentaire a paru pour la première fois à Bâle, en 1557, in-fol. Folingius commente en critique savant et intelligent.

2° Gilbert Génébrard, archevêque d'Aix, mort en 151)7. — Son ouvrage, généralement estimé, a été insérédans le Cours complet de M. Mirpie. 11 a pour litre :

Psalmi Davidis, variis calendarhs et commentariis tjenuinum sensnm et hebvaismos aperientlbus Instructi. Cet auteur n'est pas toujours assez judicieux ; et son style, trop chargé d'épithètes, manque de concision. Il cherche aussi trop souvent à justifier les Septante aux dépens du texte original.

3° Dellarm'in. — D'abord jésuite et plus tard archevêque de Gapoue, Bellarmin mourut en 1621, à Rome, où il s'était retiré après s'ôtre démis de son siège. Son commentaire est très solide, plein de piété et d'onction. C'est un des meilleurs que l'on puisse étudier. Richard Simon lui reproche pourtant d'avoir trop suivi Génébrard et d'être tombé dans le môme défaut par rapport aux Septante.

A° Aiigellius [Antoine). — 11 était évoque d'Aceruo, dans le royaume de Naples, et mourut en 1608. Cet auteur excelle à faire entendre la Vulgate ; mais son commentaire est assez rare en France.

5" Siméon de Mais, professeur d' hébreu au Collège royal à Paris, mort en 1614. — Son commentaire est digne de la réputation de l'auteur, l'un des plus savants hommes de son temps.

6° Louis Ferrand, avocat an Parlement de Paris. — Il y a de bonnes choses dans ce commentaire un peu diffus. Il a été imprimé à Paris, en 1683, m-4".

7" Bossuet. — Nous n'ajouterons rien à ce que nous avons dit des notes substantielles qu'il a laissées. Elles sont malheureusement en petit nombre. Nous avons dit ({ue sa préface était un chef-d'œuvre.

S** Beltanger {François). -— C'était un docteur de Sorbonne, né dans le diocèse de Lisieux et mort à Paris, en 1749. On a de lui deux commentaires sur les Psaumes : un grand et un petit. Le second, où l'auteur a renfermé ce qu'il y a de plus important dans le premier, est comme le vade-mecum de ceux qui veulent entendre convenablement les Psaumes.

9" Psalterium Davidis brevi ac succinctâ paraphrasi explicatum (Strasbourg, 1830, 2 vol. m-12). — Cet ouvrage

est plutôt une paraphrase qu'un commentaire. Le sens littéral est ordinairement bien exposé. C'est comme un abrégé de Bellarmin.

10" Le Père Berthier, jésuite, mort en 1782. — Sa traduction des Psaumes, accompagnée de notes et de réflexions, est écrite en français (Paris, 8 vol. /«-12, 1801). C'est l'œuvre d'un savant modeste et d'un prêtre pieux. Ses efforts pour concilier la Vulgate et l'hébreu ne sont pas toujours heureux ; et ses notes, en général, n'ont pas une grande valeur critique. Ce livre est avant tout un livre édifiant.

11° M. Le Hir. — M. Grandvaux a publié les travaux du savant professeur sous ce titre : Les Psaumes traduits de r hébreu en latin, analysés et annotés en français, avec la Vulgate en regard et t indication des différences entre les deux versions. Cette étude courte et substantielle explique très bien le sens littéral et indique sûrement le sens spirituel des Psaumes.

l^"" M. Péronne, ancien professeur d'Ecriture sainte, a publié, sur les Psaumes, une Chaîne d'or analogue à celle de saint Thomas sur les Evangiles, où sont collationnées les expositions des Pères et écrivains ecclésiastiques (3 vol. chez Vives),

ARTICLE II

Nous répartirons nos explications selon l'ordre des cinq livres du Psautier, et dans chaque livre nous étudierons les psaumes qui se distinguent soit par leur caractère prophétique ou doctrinal, soit par les difficultés qu'ils présentent. Nous suivrons en ce travail les notes de M. Le Hir.

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