‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 25 sur 132 · PSAUME XVIII · texte numérisé non relu

PSAUME XVIII

Cœli enarrant gloriam Dei.

I. Sens littéral. — L'idée dominante de ce psaume est la gloire de la sagesse divine manifestée par ses œuvres. Elle unit étroitement les deux parties, en apparence très distinctes, qui composent le cantique.

Dans la /jremzère partie (1-7) est décrite la parfaite régularité des mouvements célestes, la marche glorieuse du soleil dans l'univers et ses influences salutaires sur toute la nature. La seconde (8-16) fait l'éloge de la loi divine, dont elle exalte la beauté, la pureté, l'efficacité.

La transition de l'une à l'autre partie paraît brusque et s'explique par un de ces mouvements qui sont familiers aux poètes lyriques. Elle est dans la pensée, sinon dans les expressions. La constante régularité qu'observent les astres en leur marche est l'accomplissement des lois établies par le Créateur à l'origine du monde. Elle révèle donc la sagesse divine auteur de ces ouvrages. Mais l'idée de l'ordre dans le monde visible appelle naturellement celle de la loi que la même sagesse donne à l'homme pour sa conduite. Cette loi est à l'homme ce que le soleil est à l'univers, principe de lumière, de chaleur et de vie. Et de même que U nature corporelle tire toute sa beauté de son obéissance aux lois de sa création ; ainsi la nature intelligente trouve sa vraie beauté dans la fidélité aux commandements divins.

Sous le nom de loi, le psalmiste comprend l'ensemble des préceptes divins donnés principalement par la révélation.

II. Sens alléfjorique. — La tradition chrétienne a vu dans ce psaume une a llégorie sous laquelle David célèbre la gloire de Jésus-Christ, l'établissernentde l'Eglise et la diffusion de la loi évangélique. L'Église est souvent

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appelée dans l'évangile Royaume du ciel destiné à publier la gloire de Dieu ; Jésus-Christ en est le soleil; les apôtres et les saints en sont les astres, et la loi évangélique règle l'ordre de tout ce monde spirituel *. Cette interprétation s'appuie sur le témoignage de saint Paul qui a cité le v 4 : In ornnem terrain exivit sonus eorum, en l'appliquant aux prédicateurs de l'Évangile, afm de prouver que la lumière divine s'est répandue sur tout l'univers. (Rom., X, 18). Observons aussi la parfaite convenance à Jésus-Christ de ces paroles : A summo cœlo egressio ejus, et occwsus ejus usquè ad summum ejus, que l'on peut rapprocher de celles de saint Jean (m, 13) : Nemo asccndit in cœlum nisi qui descendit de cœlo filius horninis qui est in cœlo^. Toutefois il faut dire que de bons commentateurs n'entendent ces explications que selon le sens accommodatice.

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