PSAUME XXXIV
Judica, Domine, nocentes me.
I. 'Sujet. — Ce psaume ressemble, pour le fond, au 21% c'est une prière faite par David errant dans le
1 Cfr I Cor., XV.
i Cfr Rom., vui, 3; Hobr., v, 7.
3 Cl'r Bellarm, iii hune psalm. ;Peroniic, Clialne d'or.
désert et poursuivi ;\ mort, mais en môme temps consolé par la visite de Jonatlias qui lui donne son amitié. (Cfr I Reg., xxin, 15.) Quoiqu'il ne soit pas rangé parmi les psaumes prophétiques, il convient néanmoins, au sens spirituel, à Jésus-Christ, persécuté, trahi, accablé par ses ennemis et demandant justice.
II. Exposition. — 1. y 1-7. C'est une prière et une imprécation contre les persécuteurs. Le juste opprimé demande à Dieu qu'il fasse sentir à ses ennemis les angoisses de la persécution, que la confusion et la crainte les saisissent, qu'ils se voient serrés de près, poursuivis et dispersés.
2. >^ 8-21. Dans le corps du psaume sont décrits trois caractères de la persécution et à chacun de ces maux le juste oppose les dispositions et les sentiments contraires de son propre cœur. On pourra observer, par le détail, que ces trois choses ont forme la série des opprobres infligés à Jésus-Christ.
a) L'astuce et la ruse dont on a usé pour le perdre, les complots ourdis en secret, auxquels il oppose sa confiance en Dieu qui le délivrera de toutes les embûches (8-12).
b) Les faux témoignages, les calomnies, auxquels il répond par l'humilité et le silence (13-17). Ce trait a été singulièrement mis en lumière par les Evangélistes.
c). Les mauvais traitements qui ont succédé aux calomnies, comme leur conséquence inévitable, mais traitements auxquels se joignent l'insulte, les paroles perfides, un semblant d'hommages et de confiance dérisoire, tels qu'on les vit prodigués à Jésus-Christ couronné d'épines et crucifié (18-21).
3 ^. 22-28. Dans l'épilogue, le juste revient aux mômes pensées qu'en la première strophe, et demande à Dieu qu'il soit juge de toutes ces choses, qu'il confonde ses ennemis et réjouisse ses amis par une sentence favorable.
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