PSAUME XLIX
Deus deorum locutus est.
I. Sujet. — Ce psaume, tout didactique, a'pour sujet l'oubli de Dieu, le débordement des mœurs et les châtiments réservés à ceux qui commettent ces crimes. Asaph, son auteur, vivait, d'après l'opinion commune, du temps d'Athalie et d'Ochosias, une des plus tristes époques de la royauté judaïque.
106 COURS d'écriture sainte
II. Exposition. — Fénelon disait du début de ce psaume « qu'il surpasse toute imagination humaine »*. C'est une prophétie du double avènement de Jésus- Ch':*ist, et particulièrement du second, où il jugera tous les hommes. Il est divisé en trois strophes.
j. La première (1-6) décrit l'appareil du jugement. De tous les points de la terre les hommes sont convoqués ; Dieu viendra de Sion, plein de beauté, visible à tous les regards. Les flammes étincelleront devant ses pas; le ciel et la terre viendront, à son appel, rendre témoignage à sa justice.
2. Deuxième strophe (7-15). Le jugement commence par Israël. Dieu lui reproche de s'attacher aux rites extérieurs du culte et des sacrifices sans être animé de l'esprit qui doit les accompagner; de compter sur le mérite des offrandes et d'oublier que le vrai mérite vient de la confiance en Dieu et de la pureté d'intention.
3. Dans la troisième strophe (16-23) Dieu s'adresse aux prévaricateurs de sa loi, à ceux principalement qui, tout en faisant profession extérieure de religion, n'observent point les commandements. On peut rapprocher ce langage de celui que Jésus-Christ tenait aux Juifs de son temps et aux Pharisiens hypocrites.