Psaume 58". Frijje me de tnimicis mets, Deus. — Le
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tre rapporte ce psaume à la circonstance où David, enfermé dans sa maison, se vit tout à coup assiégé par les émissaires de Saiil et dut son salut à la ruse de Michol, sa femme, qui le fit descendre par une fenêtre pendant la nuit. Tout le cantique est inspiré des sentiments qu'excita en David la fureur de ses ennemis et l'inutilité de leurs efforts. Il est remarquable surtout qu'il demande à Dieu de laisser subsister leur race, pour qu'elle serve d'exemple au peuple et au monde entier. Cette singularité montre assez que David, en un si pressant danger, fut l'image de Jésus- Christ garrotté par les Juifs, gardé dans son tombeau, mais échappant à leur vigilance par la résurrection.
Le sort réservé aux Juifs déicides est figuré par le châtiment des ennemis de David, qui errent dans les ténèbres. Leur cité est détruite de fond en comble, ils ont péri comme nation constituée (14i, et cependant ils subsistent (12) pour servir de monument éternel au christianisme, d'instruction au peuple de Dieu et à tout l'univers. (Le Hir.i
Les y 7'' et 16'' sont particulièrement dignes d'attention : Convertentur ad vesperam et famem patientur. Us forment une sorte de refrain qui partage le psaume et exprime la misère extrême où seront réduits les ennemis du Seigneur. Dans l'ordre d'idées suivi par le psalmiste, ils marquent, au jugement de plusieurs interprètes, le terme du châtiment et un retour, à la fin des temps, qui sera la cause d'une jubilation extraordinaire.