‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 41 sur 132 · PSAUME LXVII · texte numérisé non relu

PSAUME LXVII

Exsurgat Deus et dissipentur iaimici ejus.

I. Auteur et sujet. — Ce psaume est appelé, par Siraéon 'de Muis, l'effroi et, par Bellenger, l'opprobre des interprètes, tant il renferme de difficultés. Il y en a presque à chaque mot.

David le composa à l'occasion de la translation de l'Arche sur le mont Sion (II Reg., yi, 12 et seq. ; I Parai., xv). C'est un chant de triomphe où le psalmiste, après avoir retracé à grands traits la.sortiedel'Egypte, les miracles du désert, les merveilles du Sinaï et la conquête du pays de Chanaan, déroule à nos yeux l'ordre et la pompe de cette auguste cérémonie. 11 termine en engageant tous les peuples à louer le Seigneur.

II. Observation. — Pour faciliter l'intelligence de ce psaume, il est utile de rappeler que Sion figurait aux regards des Hébreux l'Eglise future du Messie, comme l'Arche était figure du Messie lui-même. Cette allégorie occupait certainement l'esprit du psalmiste et inspirait ses pensées tandis qu'il composait son cantique. Et de même que la marche triomphale de l'Arche allant prendre possession de son nouveau sanctuaire réveillait le souvenir des pérégrinations dans le désert, alors qu'elle s'avançait, portée par les prêtres et les lévites, au milieu des phalanges d'Israël : ainsi, elle représentait à la foi du peuple Jésus-Christ s'avançant à la conquête de son royaume et toute l'Eglise à sa suite. La liaison que ces choses avaient entre elles, leurs rapports intimes, que le prophète saisissait d'un même regard, les associations d'idées inattendues qui en résultaient, ont contribué à obscurcir le discours; la traduction latine est en outre assez défectueuse : mais en s'attachant au sens allégorique, on pourra lever plusieurs des plus graves difficultés ^

> Cfr, Péronue : Ciiaine d'or str ce ps.

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