‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 43 sur 132 · PSAUME LXVIII · texte numérisé non relu

PSAUME LXVIII

Salvum me fac, Deus.

I. L'auteur et le sujet. — Ce psaume, attribué par le litre à David, est certainement de lui, puisque saint Paul dans son Épître aux Romains (xi, 9) cite sous son nom le verset 23. Ou pourrait objecter que les derniers versets en rapportent la composition à l'époque de la captivité de Babylone (^ 33-37). Mais ce psaume est prophétique. Or l'Esprit-Saint, qui a révélé à l'auteur les souffrances du Messie et la réprobation des Juifs, a pu lui révéler leur dispersion au

116 COURS d'écriture sainte

milieu de tous les peuples el leur retour à Dieu vers la fin du monde. Ces versets auraient pu aussi être ajoutés pendant la captivité.

L'explication authentique de plusieurs versets appliqués à Jésus-Christ par les Apôtres (Joan., ii, 17; XV, 25; XIX, 28-30; Act., i, 20; Rom., xi, 9, 10; XV, 3) ne permet pas de douter que ce psaume n'ait pour objet principal Notre-Seigneur. Il faut l'entendre des souffrances du Messie, de la réprobation des Juifs, de leur conversion à la fin des temps et de l'établissement de l'Église.

II. Explication du verset 6, — Ce psaume, élégant et orné des plus belles figures, est facile à comprendre. Un seul endroit, le verset 6, tu scis insipientiam meam, semblerait au premier abord ne pouvoir convenir à Jésus-Christ. Mais ces paroles ne sont point un aveu de péchés qu'il aurait commis; elle sont, au contraire, une solennelle protestation de son innocence. Il faut traduire : «Vous savez, ô Dieu! si je « suis coupable! Mes fautes, si j'en avais commis, « ne vous seraient point cachées. » Comme s'il y avait : tu scis an aliquid per insipientiam, etc.... Le contexte ne permet pas d'autre sens.

Page 1