‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 48 sur 132 · PSAUME CI · texte numérisé non relu

PSAUME CI

Domine, exaudi orationem meam ' .

I, Occasion et sujet. — Le titre n'indique pas l'auteur du psaume ni le temps où il fut composé. Mais la teneur du langage dénote une époque de désolation générale à laquelle s'unissaient des pensées d'espérance; et comme il est question de retour et de restauration de Sion, les interprètes ont attribué l'œuvre à quelqu'un des prophètes suscités de Dieu vers là fin de la captivité à Babylone. C'est, dit M. Le Hir, l'effusion d'un cœur affligé en présence du Seigneur; c'est le peuple captif qui demande le rétablissement de Jérusalem au Verbe fils de Dieu, son protecteur et son guide. La certitude de ce sens est approuvée par la citation que saint Paul a faite des y 26-28 pour démontrer la divinité de Jésus-Christ (Hebr., i, 10-12). Dans la pensée de l'apôtre, le Verbe était réellement le chef du peuple hébreu, l'objet de ses supplications, la fin de ses espérances, le principe de son existence et de sa loi, celui avec qui l'alliance avait été contractée, et de qui venait toute l'œuvre du salut.

II. Observations. — Trois pensées dominent ce psaume : a) La rupture de l'alliance avec Dieu, la ruine de Jérusalem et du Temple, l'exil en Chaldée et la cessation des sacrifices avaient été en quelque sorte un libelle de répudiation donnéàJuda, et la conséquence était la suspension des grâces et de la protection singulière accordée jusque-là. Un tel abandon

' Cette explication est extraite de la n-;vuedes Sciencesecclésiasl., novembre 1880.

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était vivement senti par les Israélites fidèles qui désiraient ardemment voir le pacte ancien se renouveler.

b) Mais ce renouvellement avait pour condition le retour à Jérusalem où Dieu avait attaché l'accomplissement de ses promesses. On peut s'en convaincre par les révélations faites aux patriarches et à David. Là se trouvait le centre du culte, le principe du salut et de toute bénédiction.

c) Comme les promesses n'étaient ni accomplies encore ni rétractées, le peuple conservait une foi entière appuyée sur les assurances que leur donnaient les prophètes. Cette foi le soutenait dans Tépreuve ; elle excitait aussi la ferveur en rappelant le souvenir du Messie.

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