‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 68 sur 132 · II. — Chap. xxx-xxxn. Ces trois chapitres ont un · texte numérisé non relu

II. — Chap. xxx-xxxn. Ces trois chapitres ont un

ÉTUDE LITTÉRALE d'iSAIE 217

fonds commun d'idées qui permet de les réunir et d'y voir un seul oracle. Les événements contemporains y sont mieux marqués, mais sans exclure le rapport prophétique avec le temps du Messie. — 1. La pensée principale est la condamnation de la politique mondaine qui, sans avoir consulté le Seigneur, voulait réclamer le secours de l'Egypte, persistait à chercher là un refuge et voulait même contraindre les Prophètes à mentir au Seigneur en donnant des réponses conformes à ces vues humaines. Dieu punira cette impiété en rendant le secours inutile, et en détruisant le parti opposé à ses desseins. En même temps, il fera sentir sa bienveillance au reste du peuple, pour qui son bras s'armera : Assur périra par la main divine, et cette délivrance marquera l'époque de la conversion de Jérusalem. Tel est le fond des chapitres xxx et XXXI.

2. Au chapitre xxxii est décrit le règne heureux et paisible qui suivra cette merveille. Les sourds et les aveugles seront guéris, les erreurs dissipées, mais les impies ne le verront pas. La terre sera désolée, Jérusalem ruinée, tout le pays changé en désert.

3. Manifestement le contraste si complet de ce lugubre tableau avec le précédent, la brusque transition de l'un à l'autre montre que le prophète avait un double objet présent à la pensée, que Jérusalem lui apparaissait sous un double aspect, tout à la fois glorieuse et désolée, c'est-à-dire qu'il voyait la Jérusalem spirituelle heureuse avec son roi pacifique, au milieu d'une éblouissante lumière, et la Jérusalem terrestre abandonnée à l'opprobre. On ne saurait rapporter ces choses ni au temps d'Isaïe, où Jérusalem ne fut point ruinée, ni à celui de Nabuchodonosor, qui ne fut pas suivi de la paix délicieuse ici prédite. (Le Hir.)

m. — (Uiap. xxxui, — Le prophète chante la défaite de Scunachérib et la délivrance de son peuple. On y retrouve un double objet, temporel et spirituel. Senna-

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