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218 COURS d'écriture sainte
chérib est la figure des ennemis de l'Eglise. Il personnifie l'Antéchrist, à qui sont réservés « les feux dévo - (( rants et les flammes éternelles [f 14) ».
Par la même raison, Jérusalem est la figure de l'Eglise, en qui seule se vérifie complètement ce que le Prophète dit de Sion : Le Roi-Messie, figuré par Ezéchias, est le seul à qui conviennent les magnifiques images de l'éternelle stabilité et de la sécurité parfaite ; même il faut reconnaître que le temps présent ne suffit pas à l'immensité de ces vues prophétiques, et que l'accomplissement n'en sera complet que dans la gloire. (Le Hir).
IV. — Chap. xxxrv, xxxv. — Cet oracle, dont on admire l'ordonnance générale et les détails ', est la conclusion de tout ce qui précède. Il a deux parties : La première (xxxiv) est l'annonce et comme l'arrêt irrévocable de la destruction des ennemis du peuple de Dieu. Les boucs, les béliers, les taureaux, le pays de Basan et l'Idumée sont des figures consacrées par l'usage pour désigner les nations ennemies de Dieu et leurs chefs.
La seconde partie (xxxv) est l'annonce d'une ère de prospérité et de grandeur qui suivra la ruine des ennemis de l'Eglise. Plusieurs versets (t 4-8) se rapportent au premier avènement du Messie, à la prédication de l'Evangile, aux miracles de l'Évangile, aux miracles de Jésus-Christ, et à l'abondante eflusion de la grâce et des dons de Dieu.
Chap. xxxvi-xxxix. — 1. Analyse. — C'est le résumé historique de deux ou trois années de règne d'Ézéchias. Isaïe raconte : 1° l'expédition de Sennachérib contre la Judée (xxxvi-xxxvii) ; 2o la maladie et la guérison miraculeuse d'Ézéchias, suivie de son cantique
> Cff Lowlh, Poéi. des lie»-., II' p., lor. xx, t. II, p. 316:
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d'actions de grâces (xxxviii); 3» enfin ce qui se passa quand les envoyés de Mérodach-Baladan, roi de Babylone, vinrent à Jérusalem féliciter Ézéchias de sa guérison (xii).