PROPOSITION
Daniel est l'auteur de la partie deulérocanonique du livre qui porte son nom
On peut le prouver : 1° par Vautorilé des plus anciennes versions de la Bible en usage dans l'Église, c'est-àdire de la version des Septante '\ de celle de Théodotion et de l'ancienne Italique, On trouve aussi ces fragments sous le nom de Daniel dans les versions syriaque, copte, éthiopienne, arménienne et arabe.
2° Par C autorité des Pères, soit grecs, soit latins. Un grand nombre* ont cité ces fragments et s'en sont servis comme ils citent le reste du livre et comme ils s'en servent sous le nom d'Écriture sainte. Ils ne les regardaient donc pas comme une oeuvre apocryphe. Non seulement ils reconnaissent à la seconde partie l'autorité de la première, mais ils ne mettent aucune dilTérence entre elles sous le rapport de l'authenticité.
' Précis d'introduction, t. III, p. 148,
- Loc. cit., août 1878, p, 156.
^ Voir la Patr. grecque, t. XVI ter.
* Tertullien, De cor. mil., cap. iv ; Cvpr., Teslim. ad. Quir. lib. III, n. 10, p. 263; De laps., p. 177; Basil., in cap. m hai., t. I. p. G3T : Gre^, Naziauz., Hom. xviii. in laud. S. Cypriani, l. I, p. 44J, elc.