CHAPITRE SIXIEME
Osée ARTICLE I
INTRODUCTION I'ARTICULIÈRL:
j. Notice historique. — Osée est le premier dos douze Petits Prophètes. 11 était fils de Bééri et probablement originaire du royaume d'Israël, dont il avait mission d'attaquer les désordres. Il ne parle de Juda qu'en passant et avec une sorte d'indulgence. Il loue môme en un endroit (xi, 12j sa fidélité.
Osée prophétisa sous Jérobam II, roi d'Israël (822- 7H1 av. J.-C.), et sous Osias (804-752), Joathan (752- 737), Achaz (737-723) et Ézéchias (723-797), rois de Juda (Os., I, 1). Ce qui porte la durée de son ministère à soixante ou soixante-dix ans, peut-ôtre même à quatre-vingts. «Vieillard plus que centenaire, ditMgrPlan- '< tier', il réunit sur son front l'auréole du Prophète '( à la double couronne d'un grand âge et de sublimes M vertus. »
On ne sait pas au juste; à quelle époque remonte le peu qui nous reste des oracles d'Osée. Il est cependant probable que la plupart ont été composés entre la mort de Jéroboam II et le commencement du règne de
< Etui, titt., t. II, p. 1C7.
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Zacharie, son fils (IVReg,, xiv, 22 ; xv, 8), c'est-à-dire pendant les onze années de trouble où la nation, privée de chef et abandonnée aux horreurs de la guerre civile, devait offrir le plus triste spectacle *.
Le temps précis et le lieu de la mort d'Osée sont inconnus.
IL Division de ce livre. — Il se divise en deux parties.
La première (i-iii) rappelle et présente sous une double image la défection ou l'apostasie du royaume d'Israël.
La seconde (iv-xiv) est composée d'un assez grand nombre d'oracles séparés, généralement très courts. Ils ont un fond commun ; ce sont presque toujours des reproches acc.ompagnés de menaces et tempérés par des promesses messianiques.
III. Sa divinité. — Un ou deux passages mal compris de la première partie ont servi de prétexte aux incrédules pour s'inscrire en faux contre l'inspiration Uu Prophète et de la divinité de son livre. ,
La première difficulté est au chapitre i, 2 : « Dixit « Dominus ad Osée : Vade, sume tibi uxorem fornicatio- « num et fac tibi filios fornicationum. » Le texte original porte : a Sume tibi uxorem fornicationum. » On est scandalisé d'un pareil commandement.
Rép. — 1° Il n'est pas certain qu'il s'agisse en cet endroit d'une femme de mauvaise vie. Tout le monde sait que, dans la sainte Ecriture, l'idolâtrie est considérée comme une sorte d'adultère et de prostitution. Les écrivains sacrés lui en donnent fréquemment le nom. Osée, en particulier, le lui a donné lorsqu'il fait connaître en ces termes la raison du commandement qu'il a reçu : « Quia fornicans fornicabitur terra à Do- « mino (i, 2).» Voyez encore ii, 2-5 ; iv, 12; v, 3, \. Il est donc seulement question d'une femme née et vivant dans l'idolâtrie, ou d'une Israélite ayant abandonné le
* Cfr Rosenmûller, Schol., t. V, p. 6 et seq.
service de Dieu pour suivre le culte des veaux d'or. Or, si l'on adopte cette interprétation, le scandale disparaît.
2° On n'aurait pas plus de raison de se scandaliser quand môme il s'agirait d'une femme encore adunnée au libertinage. 11 suffit de bien entendre ces paroles.
Plusieurs en ont nié la réalité historique ; ils y ont vu, les uns', une simple vision, et, les autres ^ une énergique parabole dont le sens était facile à saisir pour les Juifs habitués à ce langage.
Cependant le plus grand nombre des interprètes catholiques ont regardé ce récit comme une histoire véritable. Telle est, entre autres, l'opinion de l'abbé Clé-mence ', de Bullet *, de Du Clot^ et de Janssensc. Les noms propres de la femme (i, 3) et l'ensemble du passage confirment ce sentiment. 11 n'est pas non plus aussi difficile à défendre qu'on se l'imagine. Car, en définitive, Dieu ordonne simplement au Prophète de mettre un terme à la vie criminelle de cette femme, en contractant avec elle une union légitime, si bien exprimée par les paroles de la Vulgate : « Suyne tibi « uxorem, » traduction fidèle de la formule hébraïque communément employée pour rendre cette idée. Qu'y a-t-il à reprendre dans cette action? a Nec culpandus « Propheta, dit saint Jérôme'', si ninrelricem converterit « adpudicdiam, sed potihs laudandus quod ex malâ bo- « nam fecerit... Ex quo intelligimus non Pi'ophetam « perdidisse pudicitiam fornicaria' copulatu ; sed forni- « cariam assumpsisse pudicitiam quam anteà non habebat : (( prœsertim cUm beatus Oaee, non ob causam luxurise, (( non libidinis, non propriâ fecerit volunlate, sed Dei
< Cfr M. Glaire, Liv. saints ceng., t. II, p. 229. 2 Saint Jér^ine, Comm. in Os., Rosenmûller, Schol., p Cellôrier, Introd. à l'Ane. Test., p. 264. : Réfut. delà Bible enfin expliq., liv. III, art. m, p. 131. '• Hép. critiq., t. I, p. 354.
■' Bible veng„ note 2 sur Osée, I. V, p. 198. <•• Herm. sacr., note 380.
' Comm. m Os., lib. I, cap. i, col. 823.
(( paruerit imper io, ut quod in isto carnaliter legimus, in « Beo factum spiritualiler probaremus. » Rosenmiiller * objecte qu'il est essentiel à une action symbolique d'être accomplie dans un temps très court. Cela est faux : plus elle est prolongée, au contraire, plus elle doit produire d'impression en attirant davantage l'attention. — Afin de prévenir une dernière difficulté, ajoutons que, par les enfants de prostitution [filios fornicationum), il faut entendre ou les propres enfants d'Osée, dont il est question dans le chapitre, et ainsi nommés parce que leur mère était autrefois livrée au crime, ou les enfants que cette femme, avant son mariage avec Osée, avait eus de ses désordres ou d'un premier mari.
La deuxième difficulté est au chapitre m, 1-3 : « Dixit Dominus ad me : Adhhc vade et dilige mulierem « delictam amico et adulteram... et fodi^ eam mihi quin- « decim argenteis... et dixi ad eam : Dies multos expectabis « 7ne, non fornicaberis, et non eris vivo ; sed et ego expec- « tabo te. » Nouveau sujet de scandale pour les incrédules !
Rép. — Disons plutôt : nouvelle preuve d'ignorance ou de mauvaise foi. Car quel est le sens de ces paroles ? D'après l'ordre du Seigneur, le Prophète achète une femme aimée de son mari [dilectam amico) et néanmoins adultère. Devenu son maître, il la place dans une maison où elle n'a plus de commerce ni avec son époux, ni avec lui, ni avec aucun homme : « Et dixi « ad eam : Dies multos expectabis me, non fornicaberis, « et non eris viro : sed et ego expectabo te {f 3).» « Bac est, «. dit saint Jérôme ^, nec ah'is amatoribus turpiter te « prostitues, nec mihi viro à quo conducta es légitime H conjungeris. » Et il ajoute plus bas : « Quodque dicit : '( Non fornicaberis et non eris viro, » hoc ostendit quod
1 Sehol. in Os., p. 12.
2 Et fodi eam. C'est-à-dire « et je l'acUetai. » Le mot hébreu dont fodi est la traduction signifie tout à la lois creuser et acheter.
3 Comm. in Us., loc. cit., col. 813.
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« intérim modo iaolis non serviat, nec tamen habcat Deum « sed et amatoribus et viro spoliata sit. » La parabole est facile à comprendre. Celte femme aimée de son mari, et cependant adultère, est la nation juive. Dieu est répoux. Osée représente le peuple qui en fera la conquête ; elle sera transportée dans une terre étrangère où elle n'aura plus de commerce avec Dieu, mais où elle ne se prostituera pas non plus au culte abominable des idoles. Puis un jour viendra où elle se réconciliera pour toujours avec son divin époux. « Etpost a hxc 7'evertentur filii Israël et quœrent Dominum Deuin « suum... et pavebunl ad Dominum et ad bonum ejus in « novissimo dierum (y 5). »
Là où pour l'incrédule ignorant ou de mauvaise foi il y a un sujet de scandale, il y a donc pour le critique éclairé et de bonne foi une des plus belles prophéties de l'Ancien Testament. Nous voyons de nos yeux l'accomplissement de la première partie. Il garantit celui de la seconde ; nous ne croyons pas, en effet, que cette prophétie ait été accomplie à l'époque du retour de la captivité de Babylone, et nous sommes de l'avis de saint Jérôme ' : « Alii ut nos, dit-il, in futurum tempus « diffei'unt, et quœ sit causa làm grandis offensœ, ut tanto « tempore relicti sint maxime cum idola non cotant, « prcpter interfectionem Salvatoris, aliam non valent « invenir e. »
ARTICLE II
EXPLICATION DU LIVRE d'qSÉE
Le sujet ou l'idée générale du livre d'Osée est clair ; mais les détails sont obscurs et beaucoup do versets, beaucoup de mots même, auraient besoin d'être expliqués. Ménochius suffira cependant presque toujours pour en donner l'intelligence. Aussi nous contenterons-nous d'étudier ce Prophète sous le rapport doctrinal et sous le rapport littéraire.
• Comm. in 0»., loc. ci(., col. 84,').
I. Étude doctrinale. — Son livre, considéré sous le rapport du fond ou de la doctrine, est d'un grand intérêt.
1" Il renferme plusieurs prophéties. La plupart sont des oracles messianiques. Le règne glorieux du Messie (i, 11 ; m, 5 ; xi, 1), l'alliance éternelle de Jésus-Christ et de l'Église (ii), la vocation des Gentils (Gfr Os., i, 10; II, 24, et Rom., ix, 25, 26; I Petr., ii, 10), la réprobation et, à la fin des temps, le rappel ou la conversion des Juifs (m), sont clairement prédits. La dernière prophétie surtout est très remarquable. Plus de deux mille ans à l'avance, Osée montre les Juifs tels que nous les voyons aujourd'hui, répandus, en punition de leur infidélité, au milieu des peuples, usans7'oi, « sans prince, sans sacrifice, sans autel, sans éphod et sans « theraphim (m, 4)'. » Son rappel est annoncé avec la même clarté : « Et ap)rès cela les enfants d'Israël revien- « dront, ils chercheront le Seigneur leur Dieu, et David leur (( roi; ils révéreront le Seigneur et seront étonnés de la gran- « deur des biens dont il les Comblera à la fin des temps (c (m, 5) '. » Ailleurs il est dit : .\u jour de leur tribula- « tion, ils se lèveront dès l'aurore, disant : Venez, retour- « nons au Seigneur, c'est lui qui nous a faits captifs, et « c'est lui qui nous éclairera; c'est lui qui nous a blessés, « et c'est lui qui nous guérira. Il nous rendra la vie dans « deux jours, et le troisième il nous i'essuscitera{vi, 1-3). » <( Quelle étrange parole, dit un auteur '', que cet il u nous ressuscitera le troisième jour. Saint Paul le rap- « pellera plus tard aux Juifs deCorinlhe : Je vous aien- « seigné, leur dira-t-il, que le Christ a été enseveli, et qu'il
1 Theraphim. Ce mot est ordinairement employé dans l'Ecriture pour désigner des idoles et plus spécialement les idoles domestiques. Des auteurs pensent que cette expression désigne ici quelques objets sacrés servant au culte public, par exemple, l'arche et les chérubins. Le premier sentiment est préférable et donne à la prophétie un caractère plus manifestement divin.
^ A la fin des temps. C'est la formule consacrée pour désigner le temps du Messie.
* M. l'abbé Darras, Hisl. de l'ICglise, t. II, p. 702.
« est ressuscité le troisième Jour selon les Ecritures (I Cor., « XV, 4). « Voici lecommentaire de saint Jérôme' : «/^w « sermonibus explicatuv illud quodsxph jàm admonuimus, (( et Israelem et Judam, id est, decem et duas tribus, tune « unum habituras esse paslorem, et regem Dacid, cum « crediderint m Deum resurgentem : f'rustràque Judxx « mille annorum sibi somnia pollicentur chm salus uni- « versorum die tertio repromissa sit, quâ Dominus ab « inferis resurrexit. Hebrxi diem secwidum in adventic « Christi sui interpretanlur, et diem lertium in judicio, (( quamtù salvmidi sunt. Quodut concedamus, respondeant « nobis quœ sit di.es prima, hic est, primus Salvutoris ad- « venlus. Et cùm respondere non poterunt, inferamus pri- « mum diem esse juxtà quod ipsivolunt, inhumiUtate Salit valoris adventum, secundum in gloriâ, tertium in habitu « judicantis. Qui autem secundum tertiumque susctpiunt, « primum se perdidisse testantur : quia secundus et iertiu» « sine primo non potesl appellari. »
2° La lecture attentive de ce livre y fera découvrir une foule d'instructions. On apprendra où conduit l'oubli de Dieu (iv, 1-1 ii, et de quels châtiments le Seigneur irrité punit ceux (jui ne répondent à sesbienfaits que par une noire ingratitude (x, l-lo). Lhistoire d'Israël est, hélas ! l'histoire de tous les pécheurs et on ne peut pas ne point trembler quand on voit le Seigneur emprunter au reproche ce qu'il a de plus sanglant (xii, 7; xi, 9; iv, 1-5; v, 5), à l'ironie ce qu'elle a de plus amer (viii, 10 ; x, o-ll ; xm, 10), à la menace ce qu'elle a de plus terrible (ix, H-14; viii, 7) et au langage figuré ce qu'il a de plus énergique (ii, 9; IV, 19; V, 8-15; ix, 2, 14; xm, 3, 7, 8, 12-13 ; xiv, 1) pour annoncer à son peuple les fléaux que ses crimes ont attirés sur sa tête. Le plus tendre des pères qui, comme une nourrice, portail Ephraim entre ses bras (xi, 3), est devenu un ennemi implacable ; son cœur, qui aimait jusquàj'excès (xi, 4 ; ix, 10), ne s'ouvre plus
> L c. cit., col. SÔ7.
qu'au sentiment de la vengeance. Voir aussi le chapitre XIII.
Mais Dieu ne menace le pécheur que pour l'efFrayer et le convertir. Quoiqu'il le dise (ix, 15), ne croyez pas qu'il n'aime plus ce peuple ingrat. C'est l'excès même de sa tendresse qui lui arrache ces menaces ; et, dans son cœur, l'amour finit toujours par triompher de la justice. On peut lire sur ce sujet les chapitres XI et XIV.
3° Dans « la colombe séduite qui n'a plus de cœur», et à laquelle Osée compare la tribu d'Éphraïm (vu, H), Mgr de la Bouillerie voit avec raison la figure de l'àme pécheresse. « Quand la colombe, dit-il », se laisse sé- « duire par les dissipations et les plaisirs du monde, <( elle perd son plus riche trésor, qui est son cœur. «
II. Étude littéraire. — Les oracles d'Osée nous repor-' tent au temps où la poésie prophétique jetait le plus d'éclat, c'est-à-dire à l'époque où la voix éloquente des Joël, des Amos, des Isaïe et des Michée retentissait dans Juda et dans Israël. Contemporain, disciple peut-être et ami de quelqu'un de ces grands hommes, Osée s'est élevé à leur hauteur. L'admiration peu suspecte d'Eicchorn - l'a même placé au-dessus d'eux sous plusieurs rapports : « Son discours, dit-il, est « semblable à une guirlande de fleurs odorantes. C'est « un tissu d'images, de comparaisons et de méta- <( phores. Après avoir cueilli une fleur, il la laisse pour <( en cueillir une seconde. Comme une abeille, il vol- « tige de parterre en parterre pour former son miel « de différentes fleurs. Ses images entrelacées les unes f< avec les autres représentent un collier de perles « étincelantes. »
La richesse du style et de l'imagination, tel est donc l'un des caractères distinctifs des écrits d'Osée. « Tous <( les Prophètes, à vrai dire, sont extrêmement colo- « rés; les fleurs éclosent en abondance sous les pas de
' Elud. sur lesijm'K de la nal., créât, anim., p. 12D - Il est cité par M. Glaire, Introd., t. IV, p. -ini.
« leur génie, Salomon surtout, dans ses écrits si frais « et si embaumés, ne sait ni traduire une pensée sans « la couronner de roses, ni exprimer un sentiment (( sans le l'aire arriver à nous à travers les doux arômes « du lis et de l'encens. Osée, moins gracieux, n'est « guère moins prodigue; presque pas une idée ne lui « échappe qui ne soit encadrée dans quelques figures « ou relevée par des comparaisons; tout ce que le ciel « les champs, les monts, les forêts, les déserts et la « civilisation peuvent lui suggérer de similitudes, il « l'emploie avec une richesse voisine de la surabon- « dance^ » Voyez, par exemple, les chapitres ix, 2, 6, 10; XI, 3, 4, XIII, 3-8, 15 ; xiv, 6-8. Il résulte même de là un défaut et des inconvénients : les couleurs trop chargées fatiguent la vue, et une foule d'allusions voilées, comprises sans doute par les contemporains, mais aujourd'hui impénétrables, rendent ce livre fort obscur en plusieurs endroits.
Un second caractère d'Osée est la brièveté et la concision du trait. « De tous nos poètes bibliques, dit « Mgr Plantier', il n'en est aucun qui procède par « incises plus courtes et par phrases plus brisées ; « c'était là le phénomène qui, dans cet auteur sacré, « frappait le plus saint Jérôme; il en qualifiait le style « par le terme de comtnaticus, c'est-à-dire rompu, « pressé, n'ayant habituellement d'autre portée dans a sa période que l'espace compris entre deux virgules « de notre langue ordinaire... Les pensées de ce Pro- « phète ne s'épanchent pas, elles jaillissent; ce ne « sont pas des vagues, ce ne sont pas des flots; vous « n'enlendez pas des phrases, vous entrevoyez des « éclairs. »
Malgré ses défauts et quoiqu'on pût désirer peutêtre plus de correction dans le style. Osée mérite à tous égards le rang distingué que les critiques lui
1 Mgr Planticr, Elud.Ult., II, p. 163.
' Loc. cit., p. 159.
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assignent parmi les écrivains et les Prophètes de l'Ancien Testament. En trois mots : « Par origine enfant « de Sichem, par mission le fléau de l'idolâtrie, Osée « est par genre l'homme de l'indication rapide, de « Tallusion voilée, des contrastes abrupts, et par le « coloris le plus imagé des poètes •. »