‹ Cours élémentaire d'Écriture SainteChapitre 43 sur 89 · II · texte numérisé non relu

II

Epreuves ou itcrsécutions de saint Paid (xxi, 27-xxvni).

I. — Elles lui étaient annoncées, et elles ne se firent pas attendre : elles commencèrent presque le lendemain de son arrivée à Jérusalem, où les Juifs ameutés se préci])ilent sur lui, l'arrachent du Temple avec violence, le frappent de mille coups et veulent le mettre

1 Corneille Lapierre, Beelen, Bispiaç,'-, M. Glaire, etc.

2 Hœres., III, xiv, 2.

3 Cfr Crampon, loc. cit., p. 335.

* Loc. cit., p. 351.

272 COURS d'écriture sainte

à mort. Le tribun Lysias l'arrache, il est vrai, d'entre leurs mains : mais c'est pour le charger de fers et le mettre à la question. Le tumulte s'accroît, le discours que saint Paul adresse aux Juifs achève même de les irriter ; et le tribun, comme s'il eût voulu les apaiser par cet acte de cruauté, le fait battre de verges, au mépris de son titre de citoyen romain (xxi, i27-xxii, 29). Le jour suivant, saint Paul comparaît devant le Sanhédrin, et trouve moyen de diviser adroitement ses ennemis (xxii, 30-xxiii, 1-10). — Jésus-Christ lui apparaît et le fortifie (-xxm, 11). — Cependant ses ennemis avaient juré sa perte : plus de quarante d'entre eux font vœu de ne boire ni manger avant de lui avoir ôté la vie, et ils auraient probablement exécuté leur dessein, si Lysias, averti à temps du complot, n'avait fait enlever précipitamment saint Paul et ne l'avait fait conduire sous bonne garde à Césarée (xxiii, 12-35).

Les Juifs l'y suivirent et l'accusèrent de sédition devant le gouverneur Félix, qui, sous prétexte d'attendre Lysias pour avoir de nouveaux renseignements, remit à un autre jour le prononcé de la sentence, et se contenta de retenir saint Paul en prison. Deux ans s'écoulèrent ainsi, au bout desquels Félix fut remplacé par Festus (xxiv, 27).

Le nouveau gouverneur, voulant plaire aux Juifs, fait comparaître à son tour devant son tribunal saint Paul, qui en appelle à César. « Cœsarem appellasti? lui « répond Festus : ad Cœsarem ibis{\xy, 1-12). » Agrippa étant venu sur ces entrefaites à Césarée, et Festus lui ayant parlé longuement de son prisonnier, le prince manifesta le désir de le voir, et fournit à saint Paul l'occasion de prononcer l'un de ses plus beaux discours (xxv, 13-xxvi).

A quelque temps de là, saint Paul partait pour Rome. Mais le voyage ne se fit pas sans difficulté. Le vaisseau qui le portait, lui et les autres prisonniers, fut assailli en pleine mer par une épouvantable tem-

pôte qui dura quatorze jours, et il vint échouer sur la côte de Malte, oi!i, comme l'ange du Seigneur l'avait annoncé à saint Paul, tous les passagers abordèrent sains et saufs (xxvii). Ils en repartirent au bout de trois mois et arrivèrent bientôt après à Rome , oii saint Paul resta deux ans en prison (xxYin).

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