‹ Cours élémentaire d'Écriture SainteChapitre 85 sur 89 · Scène deuxième : l'Effusion des Coupes (xvi · texte numérisé non relu

Scène deuxième : l'Effusion des Coupes (xvi

1'^ Les malheurs symbolisés par l'eflusion des coupes ont les mêmes caractères que ceux qui ont suivi le son des trompettes.

a) Les quatre premiers frappent les éléments, la terre, les eaux, les astres, et de là résultent des maux extrêmes pour les hommes. — b) Le cinquième atteint le trône même de la bête et pousse les impies au dernier degré du désespoir. — c) Le sixième met l'Euphrate à sec et ouvre ainsi passage aux armées de l'Orient. —

Çfr Gènes., xlix, 11 ; 'Nuinei'., xxiii, 24; Psalm., lvu, 11,

■d) Le septième est la ruine totale de Babylone, le bouleversement de l'univers.

2° Ces calamités diffèrent des précédentes en deux points : a) Elles sont complètes, tandis que les autres ■étaient partielles ; la ruine et la désolation s'étendent à tout ce qui avait été jusqu'alors épargné. — b) Elles -se suivent sans interruption, avec une effroyable rapidité, de sorte que les hommes en ressentent tous les effets à la fois, La raison en est donnée par saint Jean : les hommes ne font pas pénitence, mais continuent de blasphémer; Dieu n'a donc qu'à frapper sans miséricorde.

3" Les mêmes questions que précédemment se présentent sur le sens véritable de ces descriptions. Ce sont aussi les mêmes réponses. Les unes sont toutes symboliques, les autres peuvent être expliquées selon la lettre. Notons encore une analogie parfaite avec plusieurs des traits sous lesquels Jésus-Christ a prédit la fin du monde, tels que les ténèbres, les tremblements de terre, etc..

4" Deux circonstances exigent des observations : a) Les trois esprits impurs envoyés par le dragon ( .13). Il y a ici une allusion à la deuxième plaie d'Egypte, et l'explication de l'endurcissement dans lequel se retranchent les impies. C'est un dernier effort de Satan contre Dieu ; un nouvel et plus universel exercice de la' puissance séductrice donnée à la bête et à son prophète.— b) Le lieu du grand combat, Armagédon (y. 16). C'est la transcription grecque d'un mot hébreu qui signifie montagne de Mageddo ; nom d'un lieu célèbre en Palestine par les batailles qui s'y livrèrent *. Peutêtre la dernière lutte aura-t-elle le même théâtre. Le même mot a aussi le sens d'externiination armée, et c'est à cause de cela que les Hébreux l'imposèrent comme nom au lieu des batailles mentionnées. Il se peut donc que saint Jean l'emploie en ce sens seule-

1 Cfr Judic, IV, 7, 15, 16; IV Reg., ix, 29; xxv, 27; Zachar., xii, il.

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ment, par simple allusion, et pour signifier un grand carnage '.

S ixième vision : Ruine de Babylone (xvii-xix).

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