‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 130 sur 573 · Maassen, Geschicfite der Quellen^ T, p. 680 et suiv · texte numérisé non relu

Maassen, Geschicfite der Quellen^ T, p. 680 et suiv

o. Hinschius, Décrétâtes pseudo^î si dorlanaB^ p. 17; — Friedberg, op. cit.^ p. 97.

6. Ou plutôt une forme déjà altérée et remaniée de Y Hispana^ Maassen, Geschichte de?"" Quellen^ l, p. 711 et suiv.; Pseudo-lsidorische Studien, I, p. 22 et suiv.

LES ORIGINES

lesquelles paraissaient pour la première fois. De plus, ces décrétales tranchaient la plupart des points de discipline ecclésiastique qui étaient discutés au ix® siècle. Une double tendance, en particulier, s'y manifestait : d'un côté^ protéger les évêques et les clercs en général contre les accusations intentées par des laïcs; d^'autre part, augmenter Tautorité directe du pape sur les évêques^ et diminuer, dans la même mesure ^ l'autorité de leur métropolitain. En réalité, ces décrétales étaient des pièces fabriquées, comme les faux capitulaires. La critique moderne a montré en détail les éléments à Taide desquels ces textes avaient été composés et dégagé les procédés de fabrication * : on les appelle Fausses décrétales on Décrétales pseudo-isidoriennes ^ et le nom à'Isidorus Mercator est un nom de fantaisie, comme celui de Benedictiis Levita. Un seul point reste discuté : dans quelle partie de la France cet ouvrage a-t-il été composé? Jusqu'à ces derniers temps, l'hypothèse généralement admise était que les Fausses décrétales avaient vu le jour dans la province ecclésiastique de Reims, et qu'elles avaient été composées pour servir d'arme contre Hincmar de Reims, spécialement dans sa lutte contre Hincmar de Laon. Mais^ au fond, cela est peu vraisemblable, car Hincmar de Reims se vante de les avoir connues un des premiers^; et, en effet, jusqu'à présent, la plus ancienne citation qu'on en ait relevée se trouve dans un de ses écrits*. Des travaux récents en placent la composition dans le diocèse du Mans, sous l'inspiration del'évêque Aldric*.On peut remarquer, dans ce sens, qu'elles ont des affinités certaines, une parenté indéniable, non seulement avec les faux capitulaires et les faux Capitula Angilrammi Meteiisis episcopi.,

1. Voyez la belle édition critique donnée par M. Hinschius, Décrétâtes pseudo-Isidorianse et Capitula AngilramnL Ad fidem librorum manuscriptorum recensuit, fontes indica^^it, commentatioDemque de coUectioue pseudo-Isidori prœmisit Paulus Hinschius.

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