L. 1, C. J., X, 22; L. 1, G. J., X, 25 ; L. 1, G. J., XI
10. Sur ce qui suit, voyez Ghénon, Étude historique sur le « defensor civitatis », dans la Nouvelle revue historique de droit français et étranger^ 1889, p. 321
première menlîon des defensores en l'année 364, à propos de rillyrie, et il est probable qu'il n'y en eut d'abord que dans quelques cités; on en institua çà et là avant de créer un defensor dans toutes les civitates. Ils furent spécialement chargés de défendre la plèbe des villes contre les exactions des poteiv tio7'es^ et ils portent souvent le titre de de fensor p/ebis ; cependant ils devaient prêter aussi leur appui aux décurions euxmêmes*. Mais, ce qui montre combien une telle fonction était délicate etdifficile à remplir, cesont lesvariationspar lesquelles passa la législation quant au mode employé pour désigner le titulaire. Nommés d'abord par le préfet du prétoire, sauf qu'il ne pouvait les prendre dans certaines catégories de personnes, celles contre lesquelles vraisemblablement ils auraient à défendre le peuple, les defensores furent plus tard élus par les cités, sauf la confirmation de l'autorité impériale. Mais le principe de Télection admis, on varia quant au mode de suffrage. Le suffrage universel, l'élection par tous les habitants de la cité, paraît avoir été le système d'abord pratiqué, et ce fut lui qui remporta en déjfinitive*. Mais, entre temps, fonctionna un collège électoral restreint^ comprenant seulement le clergé, les honorati ou fonctionnaires impériaux sortis de charge, les curiales et les possessores ou propriétaires fonciers^. En définitive, l'institution du rf^/cnsor n'atteignit point le but en vue duquel elle avait été créée. La législation impériale Ten faisait elle-même dévier^ en conférant au de fensor des attributions et des fonctions analogues à celles des officiers municipaux, en faisant du defensor]nsqvLh un collecteur d'impôts*.
Cette protection, instituée par la loi, s'était montrée inefficace.D'ailleurs, ceux qui avaientbesoin d'être protégés s'étaient eux-mêmes cherché des protecteurs : ils les avaient trouvés chez les grands qui possédaient la puissance de fait, par la fortune ou la position sociale. Par une haJ^itude qui n'avait jamais
et suiv,, 515 et suiv. La plupart des constitutions [qui concernent le de fensor sont réunies au Code Théodosien (édit. Haeael), I, 29.
1. L. 7, C. Th., I, 29: « Plebem tantum vel decuriones ab omni improborum insolentia tneantur. »
2. Lex romana Wisigothorum (édit. Hsenel) : L. 1, C. Th., I, 10, Interprétation — Novelles de Majorien, tit. Hl (Code Théodosien, édit. Haenel, p. 300).