‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 15 sur 573 · L. 8, pr., C. J., I · texte numérisé non relu

L. 8, pr., C. J., I

4. L. 12, C. Th., XI, 7. Il est vrai que, dans ce texte, il est chargé de percevoir l'impôt des minores possessores à la place des décurions.

LES INSTITUTIONS ROMAINES EN GAULE

cessé dans la société romaine, mais qui reprenait alors une force nouvelle, ils se faisaient les clients de ces patentes, et, moyennant ce dévouement, ils obtenaient leur protection. Ce phénomène se produisait surtout parmi le peuple des campagnes, en dehors des cités : là, des cultivateurs isolés, des hameauK et des bourgs entiers, se mettaient sous la protection du grand propriétaire voisin, qui, souvent, avait rempli de hautes charges dans l'empire. Cela s'appelje alors les patrocinia vicorura^ et ils nous ont été décrits, pour la Gaule, par Salvien* et, pour TOrient, par Libanius. Mais ce n'étaient pas les seules personnes qui cherchaient et obtenaient protection les curiales en faisaient parfois autant, et nous les voyons chercher asile ei pat7^ocinium chez un potens'^ ou se faire ses procuratores^ . Les lois des iv* et v* siècles prohibent sévèrement Q^es patrociiiia^ y qui créent des autorités privées en concurrence avec celle de l'État; mais ces défenses sont vaines : ce n'est plus qu'Hun rappel de principe. J'aurai l'occasion de revenir un peu plus loin sur ce sujet.

Pour terminer avecTorganisation administrative delà Gaule, il faut dire un mot d'une institution, dont on a parfois exagéré l'importance, mais qui introduisait une certaine vie provinciale, à côté du mécanisme administratif. Je veux parler des assemblées de province et de diocèse^. Les plus anciennes de ces assemblées remontent aux premiers temps de l'empire et elles tirèrent leur origine, du moins t^n Occident, du culte païen et officiel de l'empereur, du culte de Rome et d^^Auguste, qui fut^ dans une certaine mesure, un agent de civilisation et un moyen de gouvernement. Dans chaque province oii il était institué, ce culte était représenté -oar un flamine^ et donnait lieu

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