Borelli Je Serres, Recherches^ p
4. Vie de saint Louis^ édit. de VVailly, cb. cxli, § 715-719. — Le colonel Borelli de Serres s'eî^t efforcé de diminuer la portée de ce passage de Joinville qu'il considère comme interpolé. Voyez, dans ses Recherches^ Une Légende administrative^ la réforme de la prévôté de Paris et Etienne Boileau^ p. 531 et suiv. Mais au fond, c'est bien sous l'administratiou d'Etienne Boileau, d*abord lui-même prévôt-fermier, que M. Borelli de Serres place, en 1265, un régime nouveau, eu tant que définitif, pour la ville de Paris ; p. 564 : « Voilà la réforme accomplie, la prévôté de Paris en régie, comme toujours depuis lors. » D'aulre part, le exte de Joinville, sincère ou retouché, montre comment on appréciait une semblable transformation.
lentement : àîafin da xv® siècle encore il y avait des prévôtés en ferme*. Dans toute Tétendue du domaine royal, il y avait des officiers tels que ceux qui viennent d'être décrits, mais ils ne portaient pas toujours le nom de prévôts; dans certaines régions, ils s'appelaient châtelains, ailleurs viguiers {vicarii)} Pendant longtemps, ai-je dit plus haut, les prévôts furent les seuls juges locaux de la royauté. Ils étaient sous la surveillance du grand sénéchal, qui faisait des tournées d^inspection annuelles pour les contrôler*. D'ailleurs, les habitudes ambulatoires des premiers Capétiens et Tétendue restreinte du domaine rendaient faciles leurs rapports directs avec la cour du roi. Mais, dans la suite du temps, on sentit les inconvénients de ce système, et, dans le cours du xu® siècle, apparaissent les baillis Q.i sénéchaux royaux^ qui sont les supérieurs et les surveillants locaux des prévôts : les deux termes sont, en droite synonymes; la qualification de sénéchal était usitée principalement dans le midi et Touest de la France^ celle de bailli dans le reste du pays^. On ne peut dire au juste à quelle date furent créés les baillis. Ils apparaissent pour la première fois d'une manière certaine dans Tacte de 1190, appelé testament de Phiippe-Auguste* : mais là c'est déjà une institution générale et dont le fonctionnement est régulier. Il est probable que, comme la plupart des institutions anciennes, celle-ci ne fut pas le résultat d'un plan d'ensemble et d'un système préconçu, mais qu'elle eut pour point de départ des faits particuliers et accidentels, puis se généralisa peu à peu. Voici l'hypothèse qui me paraît la plus vraisemblable*. Les seigneurs impor-
1. L'ordonoaDce de Blois, de mars 1498, art. 60, 61 (Ord.j XXI, 188), suppose encore qu'à côté des prévôtés en garde i\ y avait des prévôtés en ferme.