Langlois, Textes, p
LA JUSTICE
des requêtes était créée; sous Philippe de Valois, elle sera comme les autres constituée avec son personnel de conseillers en titre d'office. Elle fait partie intégrante du parlement som^ e nom de requêtes du palais; et, dans la suite, au lieu d'une hambre, il y en aura deux *• Mais, dans le cours du temps, les equêtes du palais, comme celles de l'hôtel, avaient grandement changé de destination. Elles étaient devenues des Juridictions privilégiées, où certaines personnes, en vertu de leur charge ou par une concession du pouvoir royal, pouvaient attirer les causes qui les concernaient*. Aussi et très naturellement la chambre des requêtes ne statuait pas en dernier ressort, et Ton pouvait, de ses sentences, appeler au parlement proprement dit ».
La chambre de la toitrnellej ou chambre criminelle, n'était pas une section du parlement au même titre que les précédentes; elle n'avait pas, en effet, de personnel distinct. Elle était composée d'un certain nombre de membres de la grand chambre et d un certain nombre de conseillers des enquêtes, qui y servaient à tour de rôle, par un roulement établi*; mais seuls les conseillers lais prenaient part à ce service, les conseillers clercs, en tant qu'ecclésiastiques, ne devant pas participer à des jugements où Ton prononcerait des peines entraînant Teffusion du sang^. La tournelle^, ainsi entendue, existait comme mesure d'ordre intérieur, pour faciliter le travail, dés