L.ES MINISTRES ET LES CONSEILS
propre : ils n'hélaient que rapporteurs et secrétaires auprès des conseils. Mais celte tentative fat vaine. Elle échoua pour deux eau ses principales : d'un côté, les nobles composant ces conseils se montrèrent peu capables et s'épaisèrent en rivalités et conflits d'attributions entre les divers conseils; d'autre part, les secrétaires d'État, qui seuls avaient Texpérience et la tradition, ne fournirent aucun secours à ceux qui les dépossédaient. En 1718, Tessai fut considéré comme inutile, et un arrêt du conseil de rég*ence supprima cette organisation* : on revînt à la forme de gouvernement antérieure, qui dura jusqu'à la Révolution, c'est-à-dire que les secrétaires d^Etat reprirent leur ancienne position et toute leur puissance.
Au cours des xvu® et xvui® siècles, la détermination des départements ministériels entre les secrétaires tendit à se compléter; mais elle resta fort variable* et présenta jusqu'au bout une lacune importante. Il n'y eut, en réalité, que deux départements fixes : la guerre et les affaires étrangères; quant à la marine, aux colonies, au commerce, aux affaires du clergé et de la religion réformée, tantôt on les mit dans un département, tantôt dans un autre, joignant parfois au ministère de la guerre quelques-uns de ces services». Quant à Tadministration intérieure, elle resta divisée entre les quatre secrétaires. Conformément à la tradition ancienne, chacun avait un I certain nombre de provinces qui lui étaient assignées et avec i lesquelles il correspondait. Enfin, toujours en vertu de la tradition, chacun d'eux expéJiait exclusivement pendant trois mois les lettres de dons, bienfaits et bénéfices accordés par ï le roi**