Des offices, 1. IV, ch. ir
2. Lebret, De la souveraineté^ 1. II, ch. vr, p. 53 : « Le conseil des finances où Ton donne les principales fermes du roïaume... ce qui se fait en la présence du surintendant qui tient la première place après le chancelier ou le garde des sceaux et où assistent aussi les inlendans que le roi François I*' créa par son édit de Tannée 1523, qui déclare par le menu toutes leurs fonctions. » — Guillard, Histoire du Conseil du 7^oi\ 1728, p. 135.
3. Déclaration de 1547, art. 3 (Isambert, Anciennes lois^ t. XIII, p. 5) : « Seront par nous establis deux bons personnages expérimentés pour contrerooUer la recette et dépense des deniers que recevra ledit trésorier de notre espargae... et l autre sera et résidera (ordinairement à la suite de nostre cour, lequel fera aussi registre de tous deniers de recepte et despense qui se fera lez nous par ledit trésorier de nostre espargne. » Gomme Tiudique ce texte, il y eut d'abord deux contrôleurs généraux, dont Tun, celui qui était à la suite de la Cour, paraît avoir été le plus important. Cf. Guillard, Histoire du Conseil du roi, p. 47.
4. A. de Boislisle, Seynblançay et la surintendance des finances^ dans V Annuaire bulletin de la Société de V histoire de France^ année 1881, p. 225 et suiv.; — Noël Valois, Inventaire des arrêts du conseil d'État^ Introduction» f). i-xii et suiv,
5. Voyez, par exemple, Olim^ II, p. 505, n* 5 (1309) : « Philippus... nostris dupei intendentibus financiarum negotiis in senesoallia Petragoricensi. »
LES MINISTRES ET LES GOKSEILS
do Cossé, baron de Goanor, à dater tout au moins de Tannée 1564*. A -partir de ce nnoment, la surintendance des finances était créée en droit; mais, au xvi* siècle, elle eut parfois des intermittences, pendant lesquelles les intendants, privés de leur chef, agissaient seulement sous la direction du conseil des finances, ou parfois la surintendance était exercée par un personnage qui n'en portait pas le titre*. Dans la première moitié du xvii® siècle, le surintendant est bien effectivement le ministre des finances de la monarchie, ayant sous lui le corps des intendants et, à ses côtés, le contrôleur général». Mais toutes ces charges, comme celles des secrétaires d^État, n'étaient conférées que par des commissions toujours révocables^.
La disgrâce et la condamnation de Fouquet amenèrent une simplification dans cet organisme. Il fut le dernier des surintendants des finances; après lui, la charge fut supprimée. Louis XIV voulut même d'abord se passer d'un ministre des finances et opérer exclusivement la haute direction de cellesci au moyen d'un conseil dont il sera parlé plus loin. Ce conseil comprenait, comme on le verra, dans sa composition
1. A. de Boîslisle, op. et /oc. ct^., pp. 257-258. — Dans le contrat conclu, en 1561, à Poissy, entre le pouvoir royal et le clergé de France, Gonoor figure seulement en titre « de conseiller au privé conseil », tandis qu'il y est question des intendants des finances, Recueil des remonslrances, édits^ contrats et autî^es choses concernant le clergé de Frayice^ Paris, 1615, 11© part., p. 5 et 5 v*>. — Dans Je procès-verbal de l'Assemblée des notables de 1557, publié par Du Tillet, loc. cit., p. 110, il est qualifié : « Le seigneur de Gonnor, inten^ dant des finances^ conseiller au privé conseil. »