De la souveraineté^ 1. II, ch. m, p
2. Dès le règne de François I^', ce fait est constaté; Noël Valois, Inventaire, p. xux.
470 LE DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR ROYAL
c'est-à-dire les membres qui n'étaient admis que par honneur, comme représentant la noblesse ou le clorgé, et Ton ne conserva que les hommes ayant une aptitude professionnelle, — Le conseil perdit définitivement son unité; il se divisa en plusieurs conseils distincts, et ceux-ci furent plus nombreux que les sections précédemment existantes.
Les conseillers à brevet, qui encombraient inutilement le conseil, furent supprimés en principe parle règlement de 1673 ; on n'en conserva le titre puiament honorifique qu'à un certain ; nombre de hauts fonctionnaires et de prélats*. Quant aux pairs de France et aux princes du sang, conseillers de droite ils ne j furent point à proprement parler exclus* ; mais ils laissèrent 1 tomber leur droit en désuétude. Saint-Simon blâme fort les ^ ducs et pairs de cette désertion, mais elle se comprend fort bien, le seul conseil auquel fussent admis les conseillers de 9 droit étant le conseil des parties». Le conseil du roi ne comptait donc plus que des conseillers ordinaires, et il cessait par là même de représenter, dans une certaine mesure, le clergé et la noblesse; cependant il resta un dernier vestige, une survivance de cette représentation traditionnelle. Un petit norn^ bre de places de conseillers ordinaires étaient réservées, lel^ unes à des ecclésiastiques, les autres à des seigneurs voués l'état militaire, choisis et nommés d'ailleurs par le roi commel les autres conseillers; c'était ce qu'on appelait les conseilierh^^ dÉtat d Église et les conseillers dépée^.
Le conseil, d'autre part, était divisé en un certain nombr^ de conseils véritablement distincts. Leur nombre varia d'ailleurs dans le cours des xvii® et xviri* siècles; mais il en es quatre principaux, qu'on trouve à Télat permanent depui leur fondation (sauf Finterruption produite par les conseiJ aristocratiques de 1715).
1. A. de Boislisle, Mémoires de Saint-Simon^ t. IV, p. 391 et suîv. ^ i
2. Cependant, voyez Guyot, op. cit.^ II, 2a partie, p. 145 : « Mais eu 4667 îl | fut fait un règlement pour diminuer le nombre des conseillers d'État, et lc« * pair» en furent retranchés. »