‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 458 sur 573 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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LE DÉVELOPPEMENT DU i'OUVOIR ROYAL

gislation, mais de la littérature. Quatre écrivains exercèrent à cet égard une influence prépondérante. Le premier, Jean du Tillet, composa sous Henri II plusieurs substantiels mémoires et études sur les libertés de l'Église gallicane*. Puis Guy Coquille, sire de Romenay, écrivit, avec sa vigueur ordinaire, toute une série de mémoires et discours sur le même sujet*, qui^ il est vrai, ne furent publiés qu'après sa mort. En 1594, Pierre Pithou réduisit à la forme d'une sorte de code les Libertés de V Église gallicane^ en les ramenant à quatre-vingt-trois règles ou maximes»; le recueil était dédié à Henri IV*, et il acquit immédiatement une immense autorité, si bien qu'au xvm* siècle on le citait comme une loi^. Enfin, en 1639^ parut un ouvrage capital, dû au savant Pierre Dupuy, Les preuves des libertés de CEglise gallicane ; c^'est un recueil considérable de documents originaux et de faits historiques, destinés à prouver et établir la doctrine contenue dans les articles de Pithou. Lors de son apparition, le livre fut supprimé par décision royale, sur les instances du haut clergé. Mais il fut réédité en 1651^ avec approbation du roi; il était devenu classique dans l'ancienne France ^.

Les règles^ contenues dans le corps de doctrine ainsi formé, se ramènent à trois principes essentiels, dont elles ne sont que les conséquences \ i"" La puissance temporelle était considérée 671 France comme complètement distincte et absolument indépendante de la puissance spirituelle. Il en résultait que le pape

1. Ils se trouvent dans Tédition citée de 1602, à la suite de la Chronique abrégée des 7 ois de France^ p. 73.

2. Dans l'édition de ses œuvre?, Paris, 1666, ils occupent une grande partie du tome I, de la page 1 à la page 337.

S. Dans Dupin, Libertés de V Église gallicane^ Paris, 1826, p. 68.

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