‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 499 sur 573 · Ci-dessus, p. 373, note 3; p. 381, note · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 373, note 3; p. 381, note

5 Ch. 1, 3, p. 5 : « Nus n'entreprit onques devant moi ceste ciio^e, dont j'ai exemplaire. »

LA COUTUME ET LA LOI

propose en apparence, c'est de décrire les cou lûmes de Vermandois et la pratique des cours séculières^. Mais, en réalité, ce qu'il donne à cet ég-ard ne représente qu'une faible partie de son livre. La plus g^rande portion est simplement une paraphrase, souvent une traduction littérale des textes romains et particulièrement du Gode de Juslinien. L'ordre même suivi par l'auteur est celai de ce Code, dans ses livres II et III jusqu'au titreXXXlII. Sans doute, Fauteur sentait que dorénavant c'était là le bagag-e le plus utile pour les hommes de loi*. Le Conseil à lin ami a été composé postérieurement à l'administrai ion de Pierre de Fontaines, comme bailli de Vermandois ; M. Marnier en place la rédaction entre 1254 et 1259*.

2* Livre de Jostice et de Plet^a. été rédigé dans la seconde moitié du xni* siècle, sûrement après 12S9, car il contient rindicalion d'un jugement rendu à l'hôtel du roi en cette année ^. C'est probablement un produit de l'école de droit d'Orléans, en pleine activité à cette époque. Il contient deux éléments juxtaposés : le droit coutumier de l'Orléanais, et des textes de droit romain et canonique souvent littéralement traduits. Par là il se rapproche du Conseil à un amij mais il en diffère à deux points de vue. En premier lieu, la portion coutumière est ici beaucoup plus importante; elle a été empruntée en partie très vraisemblablement à un Usage d OrlénoiSy antérieurement rédigfé et dont s'est servi également le compilateur àos Établissements de saint Loiiis^\ mais l'auteur a dû puiser aussi à d*autres sources. Toujours est-il que le droit coutumier qu'il donne est très original et présente un caractère archaïque très prononcé : cela se voit principalement

1. P. 3 : « Requérez aue je li face ua escrit selonc les us et coustumes de Vermendois et d'autres corz laies. »

2. Lui-même constatait, avec une certaine mélancolie, l'altération des anciens usages, p. 4 : « Les anciennes coutumes, que li preudome çà en arrière soloient tenir et user, sont molt anéanties et presque totes faillies, partie par bailliz et par prévoz, qui plus entendent à lor volenté fère que à user de» costumes; partie par la volenté de sens, qui plus s'aert à son aris q\ie as fez des anciens. »

Page 1