‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 55 sur 573 · L. VII, tit. vni, De metatis · texte numérisé non relu

L. VII, tit. vni, De metatis

2. Sur le point de savoir quelle fut l'unité sur laquelle se fit le cantonne— ment et plus tard le partage, voyez Tétude de M. Saleilles. On peut hésiter entre le domaine entier et la ferme ou métairie, formant une unité pour l'exploitation.

3 Dans ce sens, Gaupp,op. cit.^ § 43 ; en sens contraire, Saleilles, op. cit^ — Les titres de la Loi des Burgondes qui fournissent les renseignements résumé* au texte sont les suivants : XXXVIII, LïV, LV, LXXIX, Constitutiones exlra^jogantes^ XXI, 12, dans la dernière édition de la Loi des Burgondes, donnée par M. de Salis, dans les Monumenta Germaniœ histoT-ica^ p. 70, 88, 100, 121- E. 4

LES ORIGINES

Chez les Wisig-oths établis en Gaule, il y eut aussi une dépossession partielle des propriétaires gallo-romains, ayant pour origine première le cantonnement et V hospitalitas à la romaine. Les détails ici sont moins abondants que pour les Burgondes. Nous savons seulement que les deux tiers des terres furent attribués au guerrier wisigoth ; car les propriétés laissées aux Romains sont appelées parla loi les tertiâB Romanort/m*, tandis que, par opposition, elle parle des sortes Got hic SB.

Quant au royaume des Francs, nous n'avons pas de documents directs et précis ; on ne trouve pas de traces d'un cantonnement régulier et d'un partage consécutif. Mais î) faut distinguer les conquêtes successives des Francs.

Les premières conquêtes des Francs Saliens, celles antérieures à Clovis, et les conquêtes propres des Francs Ripuaires eurent pour conséquence une dépossession tt>tale des Gallo- Romains, par la raison que toute la population romaine fut détruite ou abandonna le pays. Il y a, de ce dernier fait, un indice certain : c'est la disparition du christianisme dans ces régions. Or, au v® siècle, en Gaule, le christianisme et la présence des Romains sont deux choses inséparables. Cela est prouvé par de nombreux témoignages pour les pays occupés par les Saliens ; aux vi® et vu® siècles, les païens dominèrent ou restèrent seuls*. Quant aux Ripuaires, c'est en Tan 464 qu'ails occupèrent défini tivement le diocèse de Trêves,, et, à partir de ce moment, pendant plus d'un siècle, les inscriptions chrétiennes disparaissent dans ce diocèse, signe certain que la population chrétienne, c'est-à-dire romaine, a elle-même disparu*. Quant aux conquêtes de Glovis jusqu'à la Seine, puis jusqu'à la Loire, il est probable qu'elles n'entraînèrent point, en principe et par système, la dépossession des Romains. Il y avait eu déjà de longues relations de voisinage entre conquérants et conquis ; le clergé, si favorable à Clovis, protégeait les Romains, et les vastes domaines du fisc devaient suffire pour lotir les nouveaux maîtres. Peut-être même y eut-il traité

î. Ch. vin, IX, XVI, Leic Wisigoth.^ X, 1 ; — Blume, Die Wesigotiscke Antigua

ch. CCLXXVII, CCGMT.

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