Marculfe, T, 19 ; — Gre^. Tur., Vf], lo
LES INSTITUTIONS DE LA MONARCHIE FRANQUE
conséquence notable. Les impôts romains, péniblement maintenus sous les Mérovingiens, aux vi** et vu® siècles, disparurent ensuite, en tant que système général s'appliquant à tous : il ny a plus d'impôt direct général sous les Carolingiens*. Cependant^ ils ne disparurent pas complètement; ils subsistèrent localement, transformés en redevances cout'umières*. Il y avait un grand nombre de sujets qui payaient un census au roi, soit à raison de leur personne, soit à raison de leurs biens ; mais c'était devenu déjà le ce?is (personnel ou réel) du moyen âge.
Quant aux impôts indirects, ils prirent, au contraire^ un développement considérable, surtout sous la forme de péages locaux ; on constate ainsi l'existence de droits nombreux, désignés sous les noms les plus divers, levés sur la vente des marchandises, la circulation des marchandises, des hommes et des animaux*.