L. 8, pr., C. J., I
4. L. 12, C. Th., XI, 7. 11 est vrai que, dans ce te.vte, il est chargé de percevoir l'impôt des minores possessores à la place des décurions.
cessé dans la société romaine, mais qui reprenait-alors une force nouvelle, ils se faisaient les clients de ces potentes, et, moyennant ce dévouement, ils obtenaient leur protection. Ce phénomène se produisait surtout parmi le peuple des campag-nes, en dehors des cités : là, des cultivateurs isolés, des hameaux et des bourgs entiers, se mettaient sous la protection du grand propriétaire voisin, qui, souvent, avait rempli de hautes charges dans l'empire. Cela s'appelle alors les/jc/rocinia vicorum^ et ils nous ont été décrits, pour la Gaule, par Salvien* et, pour l'Orient, par Libanius. Mais ce n'étaient pas les seules personnes qui cherchaient et obtenaient protection: les curiales en faisaient parfois autant, et nous les voyons chercher asile ei palrocinhim chez un potens- ou se faire ses procuratores* . Les lois des iv" et v* siècles prohibent sévèrement ces pat?'ocima\ qui créent des autorités privées en concurrence avec celle de l'Étal; mais ces défenses sont vaines : ce n'est plus qu^un rappel de principe. J'aurai l'occasion de revenir un peu plus loin sur ce sujet.
Pour terminer avecTorganisalion administrative delà Gaule, il faut dire un mot d'une institution, dont on a parfois exagéré l'importance, mais qui introduisait une certaine vie provinciale, à côté du mécanisme administratif. Je veux parler des assemblées de province et de diocèse ^ Les plus anciennes de ces assemblées remontent aux premiers temps de l'empire et elles tirèrent leur origine, du moins en Occident, du culte païen et officiel de l'empereur, du culte de Rome et d'Auguste, qui fut, dans une certaine mesure, un agent de civilisation et un moyen de gouvernement. Dans chaque province où il était institué, ce culte était représenté par un flamine® et donnait lieu