‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 227 sur 533 · Répertoire de Guyot, v" Parlement (de Toulouse · texte numérisé non relu

Répertoire de Guyot, v" Parlement (de Toulouse

ducs de Bonrgog-ne, qui consistait eu assises périodiques et solennelles, les Grands Jours de Beaune et de Saint-Laurent auxquels on donnait aussi le nom de parlement*. Après la mort de Charles le Téméraire, lors de la réunion du duché de Bourg^osne au domaine de la couronne, les Etats de Bourgogne demandèrent au roi, pour leur pays, la création « d'une coiir souveraine de parlement garnie de président et conseillers ». Louis XI, en effet, en mars 1476 (ancien style), créa ce parlement, qui siégea d'abord à Beaune, puis fut bientôt transféré à Dijon.

5° Le parlement de Rouen succéda à la juridiction supérieure des anciens ducs de Normandie appelée l'Échiquier, laquelle, sous des formes diverses, leur survéc it pendant des siècles. Nous avons vu que sous Philippe le Bel, deux fois par an, les assises de TEchiquier étaient tenues par des délégués du parlement de Paris; mais l'appel de leurs sentences pouvait encore être interjeté devant le parlement de Paris*. Ce furent seulement les chartes aux Normands de 1314 et 1315 qui donnèrent à l'Echiquier la juridii^tion en dernier ressort^. C'est sur ces bases que, dans le cours des xiv' et xv* siècles, il continua à fonctionner, tantôt sous l'autorilé royale, tantôt sous celle des ducs, selon que la Normandie se trouvait réunie au domaine de la couronne ou qu'elle en était distraite pour constituer un apanage. Ce n'était pas d'ailleurs une juridiction permanente, mais des assises périodiques tenues par des commissaires, que nommait le roi ou le duc : en outre, un grand nombre de dignitaires ecclésiastiques et de seigneurs y avaient séance et étaient tenus d'y assister; mais les seuls juges étaient les commissaires*. Après laréuniou définitive, l'Echiquier fut rendu permanent et sédentaire à Rouen^; en 1315, il reçut de François I" le nom de parlement.

6° Le parlement d'Aix fut le parlement de Provence. Celleci, principauté devenue indépendante, avait, avant l'annexion, une cour souveraine qui, dans son dernier état, avait été or-

1. Ancienne Coutume de Bourgogne, édit. Giraud, q° 9" : « Par monseigneur le duc, l'an MG iCIIIXX, eu son pai l'ornent. »

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